Hebdo du mardi

Revue de presse

Monde

La semaine de quatre jours

Les Échos

La semaine de quatre jours est-elle l'avenir du travail, s’interroge le quotidien économique le 4 octobre. La pandémie, en remettant à plat la façon de travailler, a ressuscité ce débat, également avec l'élection présidentielle en ligne de mire. Faut-il travailler moins pour gagner autant en passant à la semaine de quatre jours de travail (32 heures), payée cinq ? Une expérimentation réalisée en Islande sur 2 500 fonctionnaires et employés montre que la qualité du travail et le niveau de productivité se seraient maintenus avec 35 ou 36 heures par semaine (contre 40 normalement). Cette évolution appelle à modifier les organisations, le management et à mesurer l’impact sur la compétitivité des entreprises. « La semaine de quatre jours serait un choix de société, mais il faudrait en assumer les conséquences économiques », explique Emmanuel Jessua, directeur des études de Rexecode. L'Insee a calculé que les 35 heures avaient entraîné 350 000 créations de postes entre 1997 et 2002 et représenté un coût estimé entre 11 et 13 Md€.

Les compagnies aériennes devront rembourser 110 Md$

Le Monde

En attendant un retour à la normale du trafic, les compagnies essuient de lourdes pertes. « Pour 2021, elles atteindront 51,8 M$ (environ 44,7 Md€), après avoir culminé à 137,7 M$ en 2020 », rapporte Le Monde. Au total, « la crise de la Covid-19 coûtera 201 M$ au transport aérien avant le retour aux profits, en 2023 », déclare Willie Walsh, directeur général de l’IATA (Association du transport aérien international). Pas moins de 243 Md$ d’aides diverses ont été versés par les États aux compagnies aériennes, selon les calculs de l’IATA, ce qui n’a pas empêché la suppression de dizaine de milliers de postes. « Les compagnies devront vite recouvrer une bonne santé financière, car elles devront rembourser près de 110 M$ », indique encore le quotidien. Pour se remettre à flot et aussi rembourser leurs dettes, celles-ci réclament, sinon une levée, au moins un allègement des mesures sanitaires qui entravent encore le redémarrage du transport aérien, selon l’IATA.

Départ de la présidente de l’Autorité de la concurrence

Libération

Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité de la concurrence, quitte son poste le 13 octobre. L’économiste Emmanuel Combe assure l’intérim, explique Libération le 6 octobre : « Sous la responsabilité de cette conseillère d’État discrète et déterminée, l’institution s’est distinguée par son indépendance et sa sévérité, ne craignant pas de s’attaquer aux mastodontes de l’économie numérique. » Et de citer les sanctions adressées à Apple pour un montant de 1,78 Md€, mais aussi à Google, avec deux sanctions cet été (500 M€ et 220 M€). Selon Libération, l’éviction n’est pas anodine : « Le réalignement stratégique de ce contre-pouvoir économique important s’inscrirait dans un contexte très particulier. L’Autorité examine ou aura bientôt à le faire plusieurs grandes fusions industrielles telles que Veolia-Suez, Conforama-But, Hachette-Editis et surtout TF1-M6. » Plusieurs noms sont pressentis pour la succession : l’économiste Anne Perrot, Sébastien Soriano, ex-patron de l’Arcep, et Cédric O, le secrétaire d’État au Numérique.

Occitanie

Fin du fonds de solidarité

France 2

« On est encore à -50, -60 % sur l'activité de location de matériel événementiel. Sans les aides de l’État, on joue la survie de nos entreprises », alerte Alexandre Coulet, dirigeant gardois de S Group, spécialisée dans la conception de solutions techniques et d’ingénierie pour les concerts (34 salariés, Méjannes-les-Alès). Interrogé par France 2 dans le cadre d’un sujet sur la fin du fonds de solidarité, le chef d’entreprise ne cache pas son inquiétude. Bien que le dispositif de l’État soit remplacé par une prise en charge des coûts fixes, accessible aux entreprises dont le CA accuse une perte d’au moins 50 % entre janvier et octobre 2021, il « n’en connaît pas du tout les contours, ni si (l’aide) va arriver dans les prochaines semaines ou mois… »

Éoliennes

Le Figaro

Selon un classement des départements établi par Le Figaro en fonction de la densité d’installations éoliennes dans les zones rurales, l’Aude arrive à la 12e place avec 58 installations éoliennes raccordées. L’Hérault suit, à la 18e position. Avec 7 éoliennes, le Gard se classe 68e sur 71. Les implantations se justifient notamment par la présence ou non de vent, rappelle le quotidien. Colette Bourgeois, de l'association de sauvegarde de l'environnement et de la qualité de la vie, donne une explication supplémentaire : « Les communes y voient des rentrées fiscales ». Le problème étant cependant que « le peu de patrimoine immobilier que possèdent les gens est détruit, avec une dévaluation de 20 à 40 % du prix du foncier ».

Le parc naturel de Corbières-Fenouillèdes

Le Parisien

À cheval entre l’Aude et les Pyrénées-Orientales, le parc Corbières-Fenouillèdes est classé parc naturel régional, rapporte le quotidien parisien dans son édition du 27 septembre. Étendu sur 1 800 km2, « le PNR Corbières-Fenouillèdes fait désormais officiellement partie des zones à préserver ». Clothilde Duhayon, présidente du syndicat mixte de gestion et d’aménagement du parc, se réjouit de pouvoir « bénéficier d’aides financières de la Région et de l’État et, sans doute aussi, d’un plus gros attrait touristique. » Et pour cause : « Le parc dispose de cinq forteresses royales, ainsi que du château de Villerouge-Termenès et de l’abbaye de Lagrasse. Sans oublier une faune exceptionnelle. »

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