ECP investit 7 M€ pour soutenir sa croissance et prévoit une cinquantaine de recrutements
ECP (92 salariés, CA 2020 : 8 M€, un établissement à Moirans – 38, siège à Montpellier) lance un plan d’investissement global de 7 M€ environ visant à accompagner sa croissance. « Notre chiffre d'affaires devrait croître de 50 % cette année », explique à La Lettre M Olivier Prioux, dirigeant de l'entreprise spécialisée dans le nettoyage ultra-propre et la désinfection pour les industries pharmaceutique, micro-électronique, automobile et aéronautique, ainsi que pour les implants médicaux. Propriétaire de 2 600 m2 de locaux au sein d'un bâtiment d'une surface totale de 5 000 m2 dans le quartier du Millénaire, ECP s'est portée acquéreuse des 2 400 m2 restants. Afin d'exploiter au plus vite ce nouvel espace, Olivier Prioux prévoit d'injecter des fonds pour réparer et mettre aux normes des salles blanches. « Nous allons aussi acheter des machines de production supplémentaires, injecter des fonds dans la R&D pour développer de nouvelles technologies et accélérer notre transformation numérique », détaille-t-il. Une cinquantaine de recrutements est également programmée d’ici à 2023. Profils recherchés : ingénieur production, technicien de maintenance et de laboratoire, chef d’équipe… Ce plan bénéficie du soutien de Bpifrance et du dispositif France Relance. Le reste des investissements est financé sur fonds propres et via de la dette bancaire.
Sécuriser la pérennité
Accompagner la croissance de l'entreprise n'est pas l'unique raison pour laquelle Olivier Prioux a décidé de doubler la surface de ses locaux. Il souhaite aussi assurer la pérennité de son activité en évitant tout risque d'installation d'un voisin dont l'activité pourrait nuire à celle d'ECP. Il faut dire que le dirigeant a vu l'avenir de son entreprise mis en péril à l'automne dernier. À cette époque, La Brigade de Véro (25 salariés, CA 202 estimé à 3 M€), entreprise spécialisée dans la préparation de repas équilibrés pour les particuliers, envisage de s’installer dans ces locaux de 2 400 m2, mitoyens d'ECP. Un projet qui suscite une grande inquiétude au sein des équipes d'ECP, dont les activités sont, selon Olivier Prioux, incompatibles avec de la restauration industrielle.« L'installation d’une cuisine va générer de l’organique dans l'air. Or c’est tout ce que je dois nettoyer », expliquait-il alors. L’affaire est portée devant la justice et une expertise plaide en faveur d'ECP. Les équipes de la Bridage de Véro s’installent donc ailleurs, à quelques mètres, dans le quartier du Millénaire.
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