L'économie autour du futur stade Nicollin
Lors de l’atelier thématique « Socio-économie, activités in stadia et projet de Zac » entrant dans le cadre de la concertation publique prévue jusqu’à la mi-octobre, Mathias Frappa, chargé de projet sur le nouveau stade au sein du Montpellier Hérault Sport Club, livre le détail des 40 000 m2 dédiés à l’accueil d’activités économiques. Un premier pôle tertiaire englobera 20 000 m2 de bureaux, avec des espaces de travail et vue sur la pelouse. Le pôle accueillera aussi des incubateurs d’entreprise dans le domaine sportif et une école de management du sport. Le deuxième pôle tourné vers la santé et le bien-être s’étalera sur 3000 m2. Il devrait accueillir un centre médical de rééducation sportive, une salle de sport et un espace spa et balnéothérapie.
Une polarité Ecopole-stade
Un autre pôle sera dédié aux services (7 600 m2). Il englobera un espace de restauration, une crèche de 60 places et un hôtel de 3 000 m2 au dernier étage du stade pour donner sur la pelouse. Les deux derniers pôles sont dévolus à la culture (sur 5 000 m2, avec la collection Louis Nicollin), et un pôle loisirs est situé en sous-sol de l’enceinte. Sans en dévoiler l’identité, Mathias Frappa indique que le club discute avec des acteurs « locaux » pour investir les lieux : deux cliniques privées et un groupe hôtelier venant d’Occitanie. L'objectif de ce découpage en cinq pôles va être de rentabiliser l’écrin en dehors des jours de match : « Il y a eu un constat : la quasi-totalité des stades est déficitaire. Nous nous sommes inspirés de trois exemples réussis : la Défense Arena (Paris), Groupama Stadium (Lyon) et le stade de la Gantoise (Gand, Belgique). » Présent également, Laurent Combes, directeur opérationnel au sein du groupe Serm-SA3M, élargit la réflexion. Il revient sur la nécessité d'animer au quotidien le quartier autour de la station de tramway Écopôle, en proximité directe du stade. Et ce, dans un cadre de réflexion globale de la société publique locale d’aménagement, chargée du projet urbain Ode à la Mer : « Cette polarité Écopôle-stade inclut des immeubles avec des commerces situés en rez-de-chaussée pour 10 000 m2 de surface de plancher. Mais aussi des bureaux en étage (32 000 m2 de surface de plancher). » L’aménageur public souhaite proposer des possibilités de transfert pour les commerces préétablis. Le schéma fonctionnel comprend aussi un parking de 200 places dédié aux commerces sous les immeubles à construire, mutualisé avec le stationnement du futur stade Louis Nicollin.
