Hebdo du mardi

Revue de presse

Monde

Du carburant pour les licornes françaises

L'Usine nouvelle

Les investisseurs se mobilisent pour fabriquer de nouvelles licornes françaises, ces start-up dont la valorisation dépasse 1 Md$, explique le mensuel le 14 juillet. Car malgré le dynamisme de la French Tech, les entreprises technologiques peinent à trouver des fonds pour poursuivre leur développement. « La France et l’Europe sont menacées d’être déclassées en technologies par rapport aux États-Unis et à la Chine. Aujourd’hui, pour exister dans le secteur des biotechs, des batteries et des semi-conducteurs, le ticket d’investissement est de 10 milliards d’euros », prévient l'économiste Philippe Tibi. Appelés à la rescousse, 21 "zinzins" (investisseurs institutionnels) français s’étaient engagés àinjecter 6 Md€ dans des fonds français de capital-investissement. Le gouvernement espérait générer un effet de levier en attirant d’autres investisseurs et atteindre une levée totale de 20 Md€ en 2022. L’objectif va être largement dépassé. Début juin, le ministère de l’Économie a annoncé qu’il visait désormais 30 Md€ d’investissements dans les fonds labellisés. « Nous avons raté la première vague des Gafa. Mais nous avons fermement l’intention de ne pas rater la deuxième génération », commente Virginie Morgon, la présidente du directoire d’Eurazeo. 

"Décloisonner" la recherche française

Les Échos

Dans un entretien accordé au quotidien le 9 juillet, François Jacq, le patron du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), appelle les chercheurs français à renforcer les projets communs. Outre l'accroissement de ses moyens financiers, la recherche française doit en effet être décloisonnée analyse-t-il. « Dans un contexte où la compétition est de plus en plus forte, il est indispensable que tous les chercheurs joignent leurs forces. C'est ce que nous faisons déjà par exemple à Grenoble sur les projets électroniques et quantiques, en collaboration avec le CNRS et l'université Grenoble-Alpes. Il faut que nous arrivions à multiplier ces lieux où tous les acteurs se branchent : les start-up, les grands groupes, les universités, les centres de recherche… On voit que cette préoccupation monte en Europe. La notion de plateforme technologique mutualisée est de plus en plus forte. On le voit par exemple dans la microélectronique, qui regroupe trois acteurs de premier plan en Europe : le Fraunhofer en Allemagne, l'Imec à Louvain et le CEA-Leti en France. Nous travaillons ensemble depuis deux ou trois ans, c'est totalement nouveau et précurseur. La pénurie de semi-conducteurs a renforcé cette nécessité de travailler ensemble. »

Transition énergétique « dévastatrice » dans l'automobile

Le Monde

La filière automobile demande un soutien de l’État de 17,5 Md€ pour accompagner sans casse sociale la disparition programmée du moteur thermique, résume le quotidien dans son édition du 10 juillet. En cause, la volonté de la Commission européenne de réduire drastiquement les émissions de CO2 des voitures neuves à 55 % en 2030 et d'interdire le moteur thermique à horizon 2035. « Cette accélération va avoir des conséquences dévastatrices, avertit Luc Chatel, président de la Plateforme filière automobile (PFA), l’entité publique qui représente le secteur et ses 400 000 emplois en France. Si on y ajoute la future norme Euro 7 en préparation, qui s’annonce très sévère, et les décisions d’interdiction locales, comme la fin du diesel en 2024 à Paris, on aboutit à l’obligation d’aller très vite vers une solution technologique unique qui est la voiture électrique à batterie. Autrement dit, la Commission tire un trait sur cent ans de savoir-faire européen et choisit à la place une technologie dans laquelle les Chinois ont dix ans d’avance sur nous. »

Occitanie

Feu d'artifice vertueux

AFP

Dans une dépêche diffusée le 9 juillet, l'agence de presse explique comment la société toulousaine Ruggieri a remporté l'appel d'offres de la mairie écologiste de Bordeaux pour proposer un feu d'artifice du 14 juillet "plus vertueux", sans plomb ni retombées de plastique et d'aluminium dans la Garonne. « C'était un challenge », reconnaît David Proteau, directeur artistique de Ruggieri, maison historique de la pyrotechnie depuis Louis XIV. Fini les confettis d'aluminium et le kilo de plastique qui finissent dans le fleuve. L'entreprise, qui travaille depuis 15 ans à concevoir "le feu d'artifice de demain", a accepté de supprimer le plastique et le papier d'aluminium et de n'utiliser à Bordeaux que du carton pour les contenants et emballages des produits pyrotechniques.

Sétoise superstar

Challenges

L'hebdomadaire évoque (le 12 juillet) le parcours de la Sétoise Fidji Simo, « la superstar de Facebook » qui vient de quitter son poste de vice-présidente de l'entreprise pour prendre les commandes d’Instacart, l’une des start-up les plus prometteuses de la Silicon Valley. « Son père était pêcheur, comme tous les hommes de sa famille. Elle a été la première des Simo à obtenir bac et master. Diplôme d’HEC en poche, elle s’est expatriée en Californie, dans la Silicon Valley, où elle a d’abord travaillé chez eBay avant de rejoindre Facebook en 2011 (...) Jusqu’à ce qu’en 2019 Mark Zuckerberg lui confie les clés du coffre-fort : la responsabilité de toute l’application du réseau social. »

Destination Lozère

France 3

L’Occitanie est sur le podium des régions les plus prisées par les 85 % de touristes français qui partiront dans l'Hexagone cet été, commente la chaîne dans un reportage diffusé le 11 juillet. Et parmi les départements gagnants, la Lozère connaît une forte hausse de réservations. Lozère Résa, la centrale de réservation du comité départemental de Tourisme qui gère 800 hébergements, enregistre un boom spectaculaire. Au 4 juillet, le nombre de ventes avait bondi de 46 % par rapport à juillet 2019, année de référence. Une hausse déjà amorcée dès juin, avec + 5 %. « Et les demandes laissent présager un très bon mois d’août et un très bel automne », ajoute avec satisfaction le directeur Eric Debenne.

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