Avenir incertain pour le site Bosch de Rodez
« Le compte n'y est pas », résume Bercy en évoquant l'avancée des dernières négociations engagées avec le groupe Bosch en mars dernier. Premier sujet abordé lors de cette réunion, la diversification de l’usine spécialisée dans la fabrication d'injecteurs pour moteur diesel. « La direction de l’équipementier automobile allemand a présenté plusieurs pistes de réindustrialisation, dont le développement de l’activité de fabrication de buses d’injection ou la création d’un atelier de décolletage. Au total, Bosch prévoit d’investir 2 M€ dans ces deux projets, mais sans fixer de date de lancement effectif », commentent les conseillers d'Agnès Pannier-Runacher. Le groupe envisage aussi la création d’une activité autour de l’hydrogène, avec la production de piles à combustible dédiées à la motorisation des camions frigorifiques. L’investissement lié à ce dernier projet pourrait s’élever à 30 M€. « Des incertitudes demeurent sur le calendrier de déploiement de ces activités et leur montée en puissance. Et du travail reste à accomplir par le groupe sur son projet industriel global », préviennent les services de Bercy. Autre point de crispation, l’évolution de l’emploi. Bosch qui prévoit de licencier 750 des 1 250 salariés du site aveyronnais d’ici à 2025 doit encore clarifier les modalités de son plan de réduction de l’emploi. « De nombreuses interrogations persistent et un constat général se dégage : le compte n’y est pas sur la garantie d’absence de départ contraint et de licenciement sec, indiquent les conseillers d’Agnès Pannier-Runacher. La date garantissant l’absence de départs contraints est fixée par Bosch à fin 2025 au lieu de 2027 comme le groupe s’y était pourtant engagé. C’est un point d’achoppement dans les discussions actuelles. »
