Hebdo du mardi

Décideurs

Jean-Louis Chauzy, Ceser Occitanie

21/01/2021

« Nous nous sommes trompés sur l’aéroport de Toulouse, nous n’allons pas recommencer avec l’énergie ! », alerte le président du Ceser, opposé à l’ouverture à la concurrence des stations hydroélectriques. Il appelle Jean Castex à arbitrer en faveur du renouvellement des concessions hydroélectriques à leurs opérateurs historiques que sont EDF, Engie, ou encore la Shem (siège à Balma - 31). Les centrales hydroélectriques, qui produisent 80 % de l'énergie renouvelable de l'Occitanie, sont un moteur de l’économie régionale estime Jean-Louis Chauzy qui indique que « la direction nationale d’EDF a prévu 2 Md€ d’investissement pour ses stations hydroélectriques, dont la moitié fléchée vers l’Occitanie : 800 M€ pour le nord-Aveyron, 200 M€ pour les autres ouvrages de la région ».

La rénovation des centrales hydroélectriques pourrait créer plus de 800 emplois en région, estime le président du Ceser qui précise qu'EDF exploite 4 000 MW, soit deux fois l’énergie produite par la centrale de Golfech, en Tarn-et-Garonne. « Il est essentiel d’assurer notre indépendance énergétique. Il s’agit d’un secteur stratégique qui doit rester du domaine du service public. La France est le seul pays européen à maintenir des discussions avec Bruxelles au sujet d’une potentielle ouverture à la concurrence, tous les autres pays européens y ont renoncé », note Jean-Louis Chauzy.
Alors que le plan France Relance est en cours de déploiement, le président du Ceser demande à Jean Castex d’arbitrer au plus tard dans les six prochains mois. « De la décision de l’ouverture ou non à la concurrence découlera l’attribution de subventions du plan France Relance. Si l’ouverture à la concurrence est actée, on ne va pas distribuer des subventions publiques à des entreprises étrangères ! » conclut Jean-Louis Chauzy.

Nathalie Raynal, Club de la Com

26/01/2021

Le lancement d'une campagne de communication en Occitanie présentant l’utilité pour les annonceurs de communiquer par temps de crise est à l’étude, indique Nathalie Raynal, coprésidente du Club de la Com Occitanie (association des professionnels de la communication et du marketing, 350 professionnels) aux côtés de Paul Monnier, et consultante en stratégie marketing et design thinking. Comme à chaque fois lorsqu'une crise survient, « les métiers de la communication sont la variable d’ajustement pour les budgets. On sait pourtant que la communication est un levier de relance, voire un incontournable pour aller à la rencontre de ses clients. La communication peut aider à rassembler les communautés, à tisser des liens, voir à réorienter des stratégies, explique Nathalie Raynal. En interne, la communication peut aider à fédérer les équipes. »

Sophie Garcia, PSL

20/01/2021

Cofondatrice et directrice générale de la société de sécurité incendie PSL (30 salariés, siège à Plaisance-du-Touch en Haute-Garonne), Sophie Garcia s’implante à Montpellier où son entreprise a déjà des clients depuis quelques années. « Nous venons de racheter 1 000 m2 à Saint-Jean-de-Védas avec trois autres entreprises. Nous aurons chacun 250 m2 », annonce celle qui est également présidente du Medef Occitanie. Ce bâtiment est l’ancien siège de l’entreprise Vortex Mobilité. « Nous étions particulièrement intéressés par la possibilité d’y créer un entrepôt », poursuit-elle, indiquant que des recrutements sont prévus ainsi que des mutation de salariés de Toulouse vers Montpellier. L’ouverture des bureaux est programmée pour le mois de mars. Parmi ses clients, des grands donneurs d’ordre du type Spie, Vinci, Eiffage, le Conseil départemental de l’Hérault…

Virginie Brugues, Mediaschool

18/01/2021

La préfiguratrice de la cité de l'économie et des métiers de demain à Montpellier Virginie Brugues quitte, à la fin du mois, le service du développement économique de la Région pour prendre la tête de l'antenne montpelliéraine de l'école Mediaschool. En attendant son installation dans la future Halle Nova dans le quartier Cambacérès en 2024, le groupe d'enseignement supérieur privé (quarante écoles de Toulouse à Londres, siège à Paris) souhaite s'implanter, dès septembre prochain, au Marché du Lez. L'objectif est d'accueillir 80 étudiants dans quatre écoles. Les formations en communication et en digital (Sup de Web) s'étaleront sur cinq ans (bac +5). Les études de management du sport et de transition écologique seront accessibles aux M1 et M2. Des salariés actuellement en poste, qui veulent se spécialiser dans la RSE par exemple, pourront intégrer la Green Management School. « Ce sera intéressant de les mélanger aux jeunes étudiants, car ils apportent de la maturité, un regard », commente le future directrice.

Formée à l'université Paul-Valéry de Montpellier (maîtrise de psychologie) puis à l'Essec (entrepreneuriat social), la Montpelliéraine a travaillé pendant onze ans au sein de la Fondation Agir Contre l'Exclusion (Face). « Je me suis occupée du développement, des partenariats avec les entreprises et les ministères, j'ai aussi fait du conseil et de l'accompagnement sur la RSE à destination des entreprises », résume-t-elle. En tant que responsable de Face Hérault, Virginie Brugues a aussi lancé, en 2015, à Montpellier, l'une des premières écoles numériques de France, en élaborant notamment son parcours pédagogique. Elle a ensuite rejoint la Région, où sa principale mission aura été de penser la cité de l’économie : étude de marché, offre de services, recherche de partenaires…

Olivier Dussopt, ministre chargé des comptes publics

26/01/2021

Le message a été on ne peut plus clair à propos du plan France Relance : « Les projets à échéance 2023 ou 2024 seront retoqués. C’est maintenant qu’on a besoin de nous. Vous devrez être capables de proposer des initiatives réalistes et réalisables à échéance 2022 », martèle le ministre chargé des comptes publics lors de sa visite à Montpellier il y a quelques jours. Une application en ligne permettra de rendre compte de l’avancement des projets. « En cas de défaillance, je n'hésiterai pas à suspendre les financements et à allouer les budgets à ceux qui en ont vraiment besoin », prévient-il. En Occitanie, 79 sites des services de l’État bénéficieront ainsi du plan France Relance pour un montant de 59 M€. Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation est le mieux doté, avec 34 M€.

Dorian Hispa, CD 34

13/01/2021

Dorian Hispa est le nouveau directeur de cabinet de Kléber Mesquida, président du conseil départemental de l'Hérault (CD 34). Il succède à Thierry Négrou qui prend les fonctions de directeur du domaine d’Ô (géré par la Métropole de Montpellier), à la suite de Valérie Daveneau. Lors de ses vœux à la presse, le président du CD 34 a par ailleurs indiqué que 274 M€ étaient fléchés en 2021 vers les bénéficiaires du RSA, soit 45 M€ de plus qu’en 2020. Kléber Mesquida rappelle également que l’aide aux communes est maintenue : 69,4 M€ financés par de l’emprunt. Dans le budget primitif, les investissements s’élèvent en tout à 249,6 M€.

Âgé de 30 ans, Dorian Hispa était depuis deux ans et demi chargé de mission au sein du CD 34. Il a été auparavant attaché parlementaire du député écologiste des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert.

Bruno Le Maire, Gouvernement

22/01/2021

En déplacement à Toulouse le 22 janvier, le ministre de l’Économie annonce le soutien de l’État à deux projets portés par Liebherr-Aerospace Toulouse SAS* dans le cadre du plan de relance de l’industrie aéronautique. « Le premier dossier porte sur le développement d’une nouvelle ligne de produits jusque-là importée des États-Unis par Liebherr-Aerospace, à savoir des pompes à froid électriques. Ce projet qui représente un investissement global de 5 M€ sera cofinancé par l’État à hauteur de 2,4 M€ », précise Bruno Le Maire. « Cet investissement qui vise à préparer “l’après-crise“ va nous permettre de compléter notre gamme de produits autour de la gestion thermique à bord des aéronefs », commente Francis Carla, directeur général de Liebherr-Aerospace Transportation SAS dont Liebherr-Aerospace Toulouse est une des filiales.

L’autre projet porte sur le développement de compresseurs à grande vitesse destinés à la propulsion à base de piles à combustible pour le transport ferroviaire. L’investissement, de l’ordre de 4,9 M€, sera soutenu par l’État à hauteur de 1,25 M€. « Ces aides s’inscrivent dans la stratégie de l’État qui vise à accélérer la transition vers l’avion propre et accompagner la diversification de la filière aéronautique », commente le ministre. Bruno Le Maire a par ailleurs rencontré Guillaume Faury, président d’Airbus, ainsi qu’une délégation d’acteurs économiques locaux afin d’échanger sur les aides économiques mises en place par le gouvernement.

* Filiale du groupe allemand Liebherr (48 000 salariés, CA 2019 : 11,7 Md€), Liebherr-Aerospace Toulouse SAS est spécialisé dans le développement, la fabrication, la distribution et la maintenance de systèmes de traitement de l’air pour l’aéronautique. L’entreprise emploie 1 500 salariés sur ses sites d’Aucamville, au nord de Toulouse, et de Campsas (82) pour un chiffre d’affaires de 672 M€.

Paul-Henri Belin, Belin Promotion

26/01/2021

Malgré la crise sanitaire et la baisse du nombre de permis de construire accordés par les collectivités ces derniers mois, le volume d’activités 2020 du groupe immobilier toulousain Belin Promotion devrait être conforme à celui de l’an dernier. « Nous commercialisons actuellement onze programmes immobiliers et dix autres sont en cours de construction. Un niveau comparable à celui de 2019. Concernant 2021, les perspectives sont identiques même si le manque de permis va continuer à impacter notre activité », observe Paul-Henri Belin, président de l’entreprise. Belin Promotion (49 salariés) avait enregistré une progression de l’ordre de 20 % de son activité en 2019 avec un chiffre d’affaires de 54 M€. « Pour 2020, ce dernier devrait être compris entre 50 et 55 M€ », indique-t-il à La Lettre M. Paul-Henri Belin envisage désormais de diversifier ses activités vers le marché de l’immobilier tertiaire (commerces, bureaux…) : « Ce segment fait partie de nos futurs axes de développement et devrait constituer l'un de nos prochains leviers de croissance. »

Romain Duflot, Eyelights

26/01/2021

La start-up Eyelights, créée en 2016 à Labège, affiche « une croissance de 300 %, en passant de 500 k€ de CA en 2019 à 2 M€ de CA en 2020 », indique à La Lettre M Romain Duflot, fondateur de la société de 20 salariés. Un tendance haussière qui s'appuie sur le développement et la commercialisation de nouveaux produits pour la société qui s'est initialement distinguée en déployant une solution d’affichage GPS en réalité augmentée permettant de projeter des informations de guidage dans le champ de vision des motards. « En 2020, nous avons sorti la version 2 de ce produit, intégrant la cartographie Google Maps, mais aussi l'application Waze, explique le dirigeant. Notre solution est encore plus petite et plus ergonomique que précédemment. » Par ailleurs, Eyelights a sorti son premier produit dédié aux véhicules automobiles et poids-lourds, transformant les pare-brises en véritables tableaux de bord en réalité augmentée. Pour assurer son développement, la jeune pousse multiplie les levées de fonds. Après avoir levé 2,5 M€ en 2018 puis 225 k€ en 2019, elle a réalisé plusieurs tours de table l'an dernier. « Nous avons levé 800 k€ sur Kickstarter, 500 k€ sur Indiegogo et 200 k€ sur la plateforme de crowdfunding japonaise Campfire », énumère Romain Duflot.

Michaël Ehmann, Nataïs

26/01/2021

Lauréate du plan France Relance, l’entreprise gersoise Nataïs spécialisée dans la production de maïs à pop-corn reçoit une subvention de 800 k€ qui viendra financer un projet d’investissement plus large, d’un total de 1,75 M€. Nataïs prévoit en effet d’installer dans ses locaux de Bézéril une ligne de conditionnement d’ensachage de maïs à éclater, totalement automatisée. « Cette nouvelle ligne va nous permettre d’emballer nous-mêmes les paquets de maïs à éclater de 200 et 500g, alors que cette activité était jusqu’à présent sous-traitée en Allemagne », indique Michaël Ehmann, fondateur de Nataïs, qui prévoit l’embauche d’une douzaine de personnes pour développer cette nouvelle activité.
Nataïs, qui a réalisé en 2020 un chiffre d’affaires de 55 M€ vise les 58 M€ pour 2021.

Jean-Louis Cazaubon, Pic du Midi

19/01/2021

Il succède à Jacques Brune à la présidence du syndicat mixte de valorisation du Pic du Midi (directeur général : Daniel Soucaze des Soucaze). Vice-président de la Région Occitanie en charge de l’agroalimentaire et de la viticulture et maire de la commune de Poueyferré (65), Jean-Louis Cazaubon a présidé la chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées pendant 24 ans. Le nouveau président entend « poursuivre les actions menées depuis plus de 20 ans qui ont fait du Pic du Midi l’étendard du département des Hautes-Pyrénées et de la région Occitanie ». L’ouverture de la Maison Tourmalet Pic du Midi à l’été 2022 « s’inscrit dans cette continuité et dans un large programme de valorisation des abords du Pic du Midi », précise le syndicat mixte.

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