la lettre M

Hérault
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Numérique
| 26/01/2021

Avec Elia Games, Gaël Bonnafous voit très grand

« Cet objectif ultime est très ambitieux », concède d'entrée Gaël Bonnafous. Avec sa deuxième entreprise - l'éditeur de jeux grand public sur mobile Elia Games (sept salariés et quatre indépendants, Saint-Gély-du-Fesc - 34) -, l'entrepreneur montpelliérain ambitionne d'atteindre « le milliard d'euros de chiffre d'affaires d'ici à 2025 avec un maximum de 70 salariés, hors freelance », annonce-t-il à La Lettre M. Lancée par des anciens de la société de jeux de culture générale sur smartphone Scimob, revendue 10 M€ en 2015 à Webedia, la start-up réalise 100 k€ de CA mensuel « en seulement onze mois d'existence », se félicite le cofondateur et actionnaire majoritaire. D'où cette volonté de franchir un cap dès 2021 : générer plusieurs millions de chiffre d'affaires, à condition de sortir au moins un jeu, et lever « plusieurs millions d'euros » auprès de « gros fonds internationaux qui investissent dans des Spotify » pour recruter, en France ou ailleurs, plusieurs dizaines de développeurs et graphistes.

Revenus publicitaires et achats intégrés

Les candidats devront passer cinq à sept entretiens de vingt minutes chacun avec les cofondateurs et une partie de l’équipe, au nom de la cohésion. Pas question de répéter « les erreurs du passé » : embaucher des individualités, prendre des décisions seul, faute de s'être entouré d'associés ou encore « se laisser tenter par un projet peu risqué mais peu rentable, en sous-traitant », raconte-t-il. Le trentenaire veut aller « vite et fort » pour que sa société devienne une référence internationale. « Un Ubisoft plus agile », imagine-t-il. Elia Games se veut pluridisciplinaire : jeux musicaux, de mots, d’adresse… ou minimalistes, dits « hyper casual ». Son premier jeu, Top 7, a été téléchargé plus de 2 M de fois, en France, en Allemagne, en Italie, au Brésil... Le modèle économique repose essentiellement sur la publicité via un panel de régies américaines et asiatiques. Google et Facebook pèsent la moitié des revenus publicitaires de l’entreprise. Les achats intégrés, pour obtenir un indice par exemple, représentent près de 25 % du CA.

Cyril Peter / peter@lalettrem.net
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