Hebdo du mardi

Revue de presse

Monde

Bâtiments tertiaires : crispations autour de la RE 2020

Le Moniteur

La Réglementation environnementale 2020 (RE 2020), qui vise à diminuer l'empreinte carbone des bâtiments et à en améliorer les performances thermiques, s'appliquera-t-elle un jour aux bureaux et aux bâtiments d'enseignement primaire et secondaire ? C'est en tout cas l'objet d'un projet de décret, en discussion au sein du Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique (CSCEE). Mais pour l'heure, les points de blocage sont encore nombreux entre les représentants du secteur du bâtiment et le gouvernement, révèle l'hebdomadaire dans son édition du 27 août. Parmi ceux-ci : la date d'entrée en vigueur de la RE 2020 pour le tertiaire, prévue le 1er juillet 2022. Une échéance trop proche selon les professionnels, qui proposent une entrée en vigueur dix-huit moins après la publication des textes. « Car les projets dont le permis de construire sera déposé à partir du 1er juillet 2022 sont déjà dans les tuyaux, les équilibres économiques sont trouvés, appliquer la RE 2020 à ces opérations engendrerait des surcoûts importants », s'étrangle un expert du bâtiment inerrogé par Le Moniteur. La prochaine réunion du CSCEE, prévue le 14 septembre, s'annonce déterminante.

La transition écologique sera « brutale », prévient l'économiste Jean Pisani-Ferry

Les Échos

La « croissance verte ». L'expression ne séduit guère l'économiste Jean Pisani-Ferry, qui vient de rédiger, pour un cercle de reflexion basé à Washington, une note intitulée « La politique pour le climat est une politique macroécoomique, et ses implications seront fortes ». Dans une interview publiée le 24 août, celui qui a également élaboré le programme économique d'Emmanuel Macron pour la dernière présidentielle, explique : « La transition écologique rapide que nous devons conduire va induire une obsolescence accélérée d'une part importante des équipements et du capital. » Conséquence : « Il va falloir investir plus, pour produire autant. (...) », estime Jean Pisani-Ferry, qui estime aussi que les recettes supplémentaires induites par la fiscalité carbone seront « plus limitées que prévu ». Convaincu que « la transition qui vient va être brutale, bien plus que l'on imaginait », il appelle experts et gouvernements à « se saisir sans tarder de la macroéconomie du climat ».

Les professionnels du voyage à la peine

L’Echo touristique

« Les perspectives pour l’automne-hiver sont mauvaises », estime le Toulousain Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du voyage, interrogé le 25 août par L’Echo touristique. « Nous étions partis au mois de juin sur une phase de reprise d’activité, avec un plan de sortie de crise et des aides devant s’amenuiser au fil du temps, indique-t-il. La réalité, c’est que nous sommes restés englués dans la crise. Nous constatons une baisse des réservations de l’ordre de 35 % sur l’été. Cette moyenne masque de fortes disparités selon les secteurs, les opérateurs et leur positionnement. Certaines entreprises affichent – 80 % par rapport à l’été 2019, quand d’autres sont à l’étale. » Les semaines à venir s’annoncent difficiles, estime le professionnel : « En date d’aujourd’hui, les départs du mois de septembre sont en chute de – 53 % par rapport à septembre 2019. Les voyageurs n’arrivent pas à se projeter et hésitent à voyager en dehors de la France. »

Occitanie

Des plantes mexicaines dans l'Aude

Le Parisien

Sensibilisés par les projections de réchauffement climatique sur leur terroir, des viticulteurs de l’Aude commencent à planter des plantes mexicaines à savoir de l’aloe vera et des figuiers de Barbarie, relate le quotidien dans son édition du 6 août. « Voici seulement une dizaine d’années, il était impensable de récolter début août. Aujourd’hui, c’est devenu la norme. Le réchauffement climatique, on le prend en pleine figure et sans doute que cela ne fait que commencer », constate Laurent Maynadier, vigneron à Fitou au domaine Champs des Sœurs (treize hectares). Celui-ci a planté quelques centaines de pieds d'aloe vera, suivant un plan de la chambre d'agriculture pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le Cachou Lajaunie à l’honneur

Le Figaro

C’est un produit made in Occitanie qui fait l’objet d’un portrait dans Le Figaro du 3 août, dans le cadre d’une série estivale consacrée aux « produits nés dans des labos de médecins ou de pharmaciens ». Le Cachou Lajaunie a en effet été créé par un pharmacien toulousain en 1880. La célèbre boîte jaune, « conçue pour tenir dans la poche de montre à gousset des costumes masculins », est née de l’imagination de Léon Lajaunie, dans son officine du quartier Esquirol. Mais si elle a atteint son statut de produit culte, c’est – aussi – grâce à la fameuse publicité télévisée et son slogan « Cachou Cachou, Lajaunie Lajaunie ». Depuis, la marque – qui a changé plusieurs fois de propriétaire - « fait preuve d’une étonnante résilience, avec encore trois millions de boîtes vendues par an », indique Le Figaro.

La deuxième vie des rugbymen

Le Monde

Fraîchement retraités, plusieurs anciens joueurs de rugby se sont lancés dans l’aventure de l’hôtellerie-restauration en Occitanie. Une reconversion qui ne s’improvise pas, prévient Thomas Fantini interrogé par le quotidien. « Je leur conseille de mettre les mains dans le cambouis avant de se lancer (…), de se former », recommande ce chef d’entreprise qui fut l’associé de Clément Poitrenaud, ex-arrière du Stade toulousain, dans un restaurant avant que le joueur ne revende ses parts. Prudent, Guy Spanghero, ex-troisième ligne du Racing Club de Narbonne, s’est adossé au groupe Accor pour son projet hôtelier. De son côté, Vincent Clerc, ancien ailier du Stade Toulousain, s’est rapproché de McDonald’s pour lancer sa franchise à Toulouse.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mardi, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie