la lettre M

Hérault
| 31/08/2021

Montpellier : 140 M€ pour les transports et l'alimentation

Engagés en faveur de la mobilité durable – ligne 5 du tram, bus à hydrogène, gratuité des transports… -, les élus de la Ville et de la métropole de Montpellier valident la construction d’un nouveau centre d’exploitation et de maintenance (CEM) des équipements de transports publics à Grammont, à l’est de la ville. Dimensionné pour 39 rames de tram et 40 bus, ce centre prévu pour 2026-2027 sera adossé à une voie de raccordement technique entre le dépôt et la ligne 1 du tram dans le secteur Odysseum. Estimé à 100 M€ HT, ce projet fera l’objet d’une concertation publique (trois mois). « Ce futur CEM est lié à la création de la ligne 5 du tramway prévue pour 2025 et à notre volonté de décarboner les transports avec des bus à hydrogène. Le choix du site de Grammont tient à ce que nous avons déjà la maîtrise foncière, explique Michaël Delafosse, maire et président de la Métropole. Voisin d’un parking relais à l’entrée de Montpellier, cet emplacement contribuera aussi à faciliter la desserte des équipements du site de Grammont : cimetière, Zénith, espaces sportifs, théâtre…».
Les deux centres dont dispose la métropole - le CEM des Hirondelles et Jeune Parque, exploités par la Tam - sont arrivés à saturation (87 rames de tram et 129 bus). « Le dépôt de La Jeune Parque, situé dans le quartier Garosud, qui est devenu trop petit (32 rames de capacité, NDLR) fermera. Son emprise foncière sera cédée pour accueillir de l’activité économique, source d’emplois », précise l’élu. La collectivité a prévu l'extension du CEM des Hirondelles à La Mosson (15 M€ HT inscrits au budget de la ligne 5). Elle permettra d'accueillir les 22 nouvelles rames de la future ligne 5 du tramway.

Deux unités de production
En vue d’optimiser la restauration scolaire, la Ville a lancé une étude collaborative qui a abouti à « la réalisation d’une cité de l’alimentation adossée au Min (marché d’intérêt national, NDLR) », annonce Marie Massart, adjointe déléguée aux politiques alimentaires et agriculture urbaine, par ailleurs présidente du Min. L'approche de la cité porte sur le fait-maison, la production de repas à base de produits bruts, la formation des professionnels de production et de distribution de repas… ». Annoncé dès juillet par La Lettre M, ce projet, estimé à 39,2 M€, va notamment s’articuler autour de la création à partir de 2026, d’une unité de production alimentaire de 16 000 repas. Est aussi envisagée d’ici 2028 une autre unité de production d’une capacité de 8 000 repas au nord de la ville (terrain à définir) portant ainsi la capacité de production à 25 000 repas pour les écoles, crèches, Ehpad... Sont aussi prévus une base logistique de transformation primaire (stockage, atelier de transformation de fruits et légumes, atelier de pâtisserie, une mûrisserie et une conserverie), des halles alimentaires au cœur du quartier Restanque…

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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