Hebdo du mardi

Décideurs

Stéphane Arnoux, France Hydrogène

02/02/2021

Directeur développement chez Qair Premier Elément (groupe Qair) et directeur général de la société de projet Hyd'Occ (usine de production d’hydrogène vert à Port-la-Nouvelle), Stéphane Arnoux est nommé délégué régional Occitanie de France Hydrogène. L'association fédère près de 250 membres (grands groupes industriels, PME-PMI, start-up, laboratoires et centres de recherche, associations, pôles de compétitivités, collectivités) qui interviennent sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière française de l’hydrogène dans le but de favoriser la transition énergétique et dynamiser l’économie. Douze délégués régionaux ont ainsi été nommés par France Hydrogène qui remplace, depuis décembre 2020, l'Afhypac (association française pour l'hydrogène et les piles à combustibles).

Éric Giraud, Aerospace Valley

01/02/2021

Le pôle de compétitivité Aerospace Valley, qui rassemble plus de 800 acteurs de l’aéronautique, du spatial et des systèmes embarqués d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine, s'est trouvé un nouveau DG en la personne d'Éric Giraud, qui remplace à ce poste Patrick Désiré. Directeur de la branche équipements et services civils (tournée vers les marchés de l’aéronautique et du spatial) chez ArianeGroup, ce diplômé de l’École Centrale de Nantes sera détaché à 100 % au sein du pôle. Au cours de sa carrière, débutée chez SNPE Matériaux Énergétiques puis Safran Herakles, Éric Giraud a occupé plusieurs fonctions de management et de direction opérationnelle, notamment à l'international. Le pôle Aerospace Valley est présidé par Yann Barbaux, senior vice-président d'Airbus.

« Ma priorité au sein du pôle sera bien entendu de continuer à accompagner nos membres dans ce contexte incertain et difficile, afin d’aider les PME et ETI, aux côté des acteurs régionaux et nationaux, à traverser cette période extrêmement difficile pour nous tous, en concentrant nos efforts sur nos trois axes prioritaires : la transition écologique, l’innovation industrielle et la résilience », indique Éric Giraud. 

Renaud Calvat, Montpellier Méditerranée Métropole

01/02/2021

Débat d’orientation budgétaire pour les élus de la métropole de Montpellier. Renaud Calvat, vice-président chargé des finances, présente un plan pluriannuel d’investissement de 1,5 Md€ sur la durée du mandat - « 1,8 Md€ si on peut » -, en maintenant un taux d’épargne brut de 12 % minimum et en contenant la dette, assure l’élu. « Cela représente une hausse de 40 % par rapport à la précédente mandature », ajoute -t-il, précisant que la volonté de l’équipe métropolitaine est d’atteindre les 90 % de réalisation des investissements. « La crise sanitaire représente un coût de 40 M€ sur les exercices 2020 et 2021 », poursuit le maire de Jacou. Quant à l’investissement 2021 prévu pour la Métropole, celui-ci devrait s’établir à près de 300 M€. Le vote du budget est prévu en mars.

Cédric O, Gouvernement

05/02/2021

Le secrétaire d’État chargé de la transition numérique, Cédric O, était le 4 février dans la métropole de Montpellier pour visiter deux start-up issues du classement French Tech 120, Microphyt et Swile. Ces start-up illustrent, selon lui, « les entreprises en fort développement qui ont créé une dizaine de milliers d’emplois en 2020. Nous voulons un vrai tissu économique avec des entreprises de toute taille. En 2021, nous attendons la première entrée en bourse d’une entreprise de la tech. ». Face à la fracture numérique, le secrétaire d'État précise qu’en trois ans, le budget d’inclusion numérique est passé de 350 k€ à 250 M€ et que 4 000 conseillers numériques vont être déployés. Présente lors de la visite du secrétaire d'État, Hind Emad, vice-présidente de la métropole de Montpellier, a donné rendez-vous à Cédric O pour la signature d’une charte en faveur de l’inclusion numérique. Microphyt, producteur d’ingrédients issus de microalgues pour la nutrition et la cosmétique, vise le million d’euros de CA en 2021 et recrute. Swile s'est spécialisée dans la dématérialisation des services aux salariés. Elle vise le milliard d'euros de volume d’affaires en 2021, recrute massivement et s’attaque aux marchés brésiliens et mexicains.

Marie Zaouche, AntePrima

03/02/2021

Marie Zaouche prend la présidence de la société fraîchement créée AntePrima (avant-première en italien). À ce titre, elle gèrera le restaurant éponyme qui ouvrira ses portes mi-février, juste à côté du cinéma CGR situé en face de la gare de Nîmes-centre, en lieu et place du restaurant l’Oberge Espagnole qui a fermé ses portes en novembre 2019. Olivier Sauret, qui a notamment officié dans plusieurs brasseries parisiennes et à la Bodeguita (Nîmes), en est le directeur général. Le restaurant italien devrait être opérationnel mi-février, « tout dépendra des annonces du Président de la République », commente Évrard Zaouche, directeur du CGR de Nîmes (vingt salariés environ) et actionnaire d'AntePrima.

Espace privatif et club affaires
Le rez-de-chaussée du restaurant (550 m2) sera dédié à l’accueil du public et le premier étage (400 m2) sera exploité pour les événements d’entreprises et familiaux privés. Il comprendra aussi une cave à cigares exclusivement réservé à un club d’affaires privé. Au total, l’AntePrima pourra recevoir 250 personnes et emploiera huit à neuf personnes. « À son rythme de croisière, l’établissement devrait compter 14 salariés. »

Partenariats avec le CGR et l'Usam
Le CGR est propriétaire des murs et du fonds de commerce. La société AntePrima a, quant à elle, financé les travaux d'aménagement (300 k€). Les collaborations entre le cinéma CGR et le restaurant seront nombreuses. Des soirées spéciales seront organisées pour les avant-premières, à l'instar de celle prévue pour la sortie du prochain James Bond. Des partenariats sont également conclus avec le club de handball de Nîmesl’Usam.

Bernard Cabiron, Cabiron

09/02/2021

D'un côté, Bernard Cabiron pilote le groupe familial Cabiron Traiteur (46 salariés, CA 2019 : 6,8 M€, Montpellier), dans le dur comme toutes les entreprises de l'événementiel.« La perte en 2020 est supérieure à 70 % sur l’activité traiteur, de 50 % pour la boutique et le restaurant », confie-t-il à La Lettre M. De l'autre, il est le président de l'association Les traiteurs de France et responsable de la branche événementielle pour le Groupement national des indépendants (GNI). Parmi ses revendications, la prolongation du dispositif de chômage partiel à taux majoré, soit 84 % du net, pour les salariés du secteur événementiel, dans la foulée de la réouverture des restaurants. « Il y aura plusieurs mois de latence avant qu’on retrouve un CA de 50 %. Un congrès se réserve au moins un mois à l'avance », témoigne le patron d'origine aveyronnaise.

Au sein de son entreprise, « nous avons pris le parti de rester ouverts, ce qui n'est pas le meilleur choix financier, mais c'est bon pour la cohésion des équipes », souligne Bernard Cabiron. Actuellement, tous ses salariés sont en activité partielle : un maître d'hôtel travaille un jour par semaine, un cuisinier une fois toutes les deux semaines... Seuls les quatre commerciaux, en sous-régime de 50 %, ont vraiment du pain sur la planche. En raison des mariages reportés, la saison estivale s'annonce intense avec des pics à six noces par semaine. Autre bon point : la location, jusqu'en juin prochain, de son laboratoire au préparateur-livreur de plats diététiques La Brigade de Véro. Tout juste rénové, cet espace de 2000m2, situé au premier étage, sera « dédié à l'activité plats à emporter quand on pourra retravailler », annonce-t-il. En attendant, Cabiron se contente de son autre laboratoire, situé au rez-de-chaussée. Celui-ci sert à élaborer des pâtisseries pour La Brigade de Véro. La jeune entreprise les proposera dans ses menus, à partir de la semaine prochaine.

Frédéric Charmasson, FRTP Occitanie Pyrénées

09/02/2021

« L’exercice 2020 a été impacté par la crise sanitaire et le report des élections municipales qui ont fait chuter la commande publique, résume Frédéric Charmasson, président délégué de la fédération régionale des travaux publics en charge de l’ex-Midi-Pyrénées (FRTP Occitanie Pyrénées). Nous estimons la baisse d’activité à près de 15 %. » Le représentant des professionnels du secteur évalue par ailleurs à 35 % la baisse des appels d’offres publics par rapport à 2019. Concernant les perspectives 2021, la FRTP table sur une progression de l’activité de l’ordre de 5 % par rapport à 2020. « Le climat des affaires demeure morose sur les premiers mois de l’année. En cause, l’absence d’appels d’offres et un manque de visibilité sur les carnets de commandes. Toutefois, les perspectives sont encourageantes en fin d’année et pour 2022 avec les chantiers en cours et à venir tels que l’autoroute Toulouse-Castres, la 3e ligne du métro toulousain ou le projet urbain Grand Matabiau Quai d’Oc (ex-Teso, NDLR) », souligne le président délégué.

Jean-Baptiste Djebarri, Gouvernement

04/02/2021

L’État va injecter 28 M€ dans le cadre du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) visant à « l’amélioration globale des services ferroviaires et au renforcement de leur part modale dans le Grand Sud-Ouest ». « Ces 28 M€ seront affectés aux études et travaux portant sur le désengorgement des nœuds ferroviaires de Bordeaux et Toulouse. L’objectif est d’améliorer le trafic ferroviaire sur la partie concernée par le projet de LGV Bordeaux-Toulouse dans le cadre des dispositions de la loi d’orientation des mobilités », confirme le cabinet de Jean-Baptiste Djebarri à La Lettre M. Le Gouvernement prévoit de réunir les collectivités concernées par le projet de LGV (Régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, Métropoles de Toulouse et Bordeaux) courant 2021 afin de définir les contours de la future société de financement de cette infrastructure et ses moyens financiers. « Des avancées seront faites dans les prochains mois sur ce dossier. Au total, l’État va apporter 42 M€ pour les projets routiers et 50 M€ pour les projets ferroviaires » », indique le ministère.

L'État devrait par ailleurs confirmer prochainement le montant de son engagement financier relatif à la réalisation de la 3e ligne de métro toulousaine, soit 200 M€ pour un coût total de 2,7 Md€.
Le GPSO intègre la création de lignes nouvelles à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse et Bordeaux et l’Espagne et la réalisation d’aménagements ferroviaires des lignes existantes au nord de la capitale régionale et au sud de Bordeaux.

Philippe Grenier, Alpes Contrôles

09/02/2021

Il quitte Socotec pour rejoindre Alpes Contrôles. Philippe Grenier (58 ans) est nommé directeur développement de l'organisme de contrôle indépendant haut-savoyard (siège à Annecy, 550 salariés, CA 2020 : 45 M€), qui intervient dans trois domaines : construction et exploitation, formation, certification biologique. Depuis 2019, il occupait la fonction de directeur grands comptes France (promotion immobilière et construction) chez Socotec. En parallèle, il préside depuis 2017 l'association Cobaty Toulouse, qui regroupe 110 professionnels de l'acte de bâtir en région toulousaine. Fort de ces expériences, il intègre aujourd'hui Alpes Contrôles, en restant basé à Toulouse, pour l’accompagner dans sa stratégie commerciale. / © So'Wedding Photographie

Jean-Emmanuel Faure, Water Horizon

05/02/2021

Fondée il y a trois ans par Jean-Emmanuel Faure, la start-up toulousaine Water Horizon, qui développe une batterie thermique mobile, prépare une levée de « plusieurs millions d'euros », indique le dirigeant. L'opération, qui devrait être bouclée « en mars ou avril », doit permettre à la jeune pousse de sept collaborateurs de développer une unité opérationnelle dédiée à la démonstration commerciale de sa solution en fin d'année. « Nous nous intéressons à la chaleur industrielle jusqu'ici perdue, qui représente l'équivalent de cent réacteurs nucléaires à l'échelle européenne », explique Jean-Emmanuel Faure. Pour l'heure, la start-up a développé deux prototypes, dont l'un en partenariat avec Dalkia (groupe EDF). En levant des fonds, elle entend passer à une étape plus industrielle, avant d'envisager une commercialisation de sa solution fin 2022.

La fameuse « chaleur fatale », lorsqu'elle est à très haute température (plus de 600 degrés), est le plus souvent réinjectée dans le cycle de production de l'usine qui la dégage. Entre 200 et 600 degrés, elle permet de produire de l'électricité. Mais en deça, entre 100 et 200 degrés, à moins qu'elle ne soit utilisée pour alimenter des réseaux de chaleur urbains, ce qui suppose une très grande proximité avec le lieu de production initial, elle est la plupart du temps totalement perdue. « C'est là que nous intervenons, indique le chef d'entreprise à La Lettre M. Grâce à notre batterie thermique mobile, nous récupérons cette chaleur, la transportons et la restituons sous forme de chaud, de froid ou les deux, et ce, à un prix compétitif. » Water Horizon est lauréate du 3e prix de l'édition 2020 d'EDF Pulse.

Agnès Timbre, Celso

09/02/2021

6,1 M€ : c'est le chiffre d'affaires enregistré en 2020 par la société tarn-et-garonnaise Celso, spécialisée dans la transformation de mousses, qui travaille historiquement à 60 % pour le secteur aéronautique. « Cela représente une baisse d'activité annuelle de 22,5 % », explique à La Lettre M Agnès Timbre, dirigeante de l'entreprise de 50 salariés basée à Bressols. Dans le contexte actuel, la dirigeante se félicite d'avoir initié depuis de nombreuses années une diversification sectorielle, dans la santé, les loisirs, mais aussi la puériculture. « C'est un marché qui se développe, constate-t-elle. Nous avons imaginé de nouveaux produits, comme un matelas à langer et un tapis de jeu. Cette stratégie nous permet de moins souffrir que d'autres sociétés. »

Jean-Claude Maillard, Figeac Aéro

09/02/2021

Fortement impacté par la crise, le groupe aéronautique lotois Figeac Aéro, fondé et présidé par Jean-Claude Maillard, a enregistré au cours du 1er semestre 2020-2021 (du 1er avril au 30 septembre) un CA de 94,4 M€, en baisse de près de 58 %. Dans ce cadre, il a engagé un vaste processus de restructuration, qui prévoyait initialement la suppression de 320 postes à Figeac et 21 postes à Méaulte (en Picardie). Finalement, dans le Lot, la jauge est revue à la baisse, avec 220 postes supprimés. Dans le cadre du plan de soutien à la filière aéronautique mis en place par la Région Occitanie, le groupe vient d'obtenir une subvention de 3,6 M€ visant à accompagner ses activités de R&D en vue d'optimiser sa productivité.

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