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Hérault
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Syndicats - Fédérations - Associations
| 5/02/2021

La Capeb de l'Hérault en alerte sur le dispositif expérimental du label RGE

Selon Jean-Pierre Garcia, le président de la Capeb de l’Hérault, en ce début d’année 2021, les artisans du bâtiment connaissent « un niveau d’activité en croissance même si nous sentons un frein sur les permis de construire et les appels d’offre publics.» Selon lui, les petites entreprises du bâtiment ont une carte à jouer sur le marché de la rénovation qui monte en puissance grâce aux dispositifs d'aides.

L'enjeu de la RGE
Les artisans du bâtiment sont mobilisés par le dispositif MaPrimeRénov’ renforcé dans le cadre du plan de relance. « L’enjeu du dispositif MaPrimeRenov’ porte sur les qualifications RGE (Reconnu garant de l’environnement, NDLR) des artisans, explique le président de la Capeb de l’Hérault. Une expérimentation vient d’être lancée sur l’accès au label RGE « au coup par coup ». L’idée est de permettre à un artisan non labellisé dans la limite de la réalisation de trois chantiers dans les deux ans à venir de faire profiter son client des aides sous réserve d’un audit ». Faute de chantiers suffisants, beaucoup d’artisans ne sont pas labellisés ou n’ont pas reconduit leur labellisation. Ainsi, en Occitanie, seulement 9 % des 65 662 établissements du bâtiment sont labellisés. Depuis novembre dernier, la Capeb de l'Hérault constate une recrudescence des demandes de labellisation RGE de la part des plombiers-chauffagistes.

Une expérimentation en retard
« Alors que l’Occitanie a été choisie comme région pilote de ce dispositif, nous n’avons aucune précision sur son application. On ne sait pas qui valide l’entreprise avant les travaux, le coût et le délai entre la fin du chantier et l’audit », s’inquiète Jean-Pierre Garcia, convaincu que ce retard va vite se régler car cette expérimentation devrait « étendre le nombre d’entreprises labellisées à terme ». Selon lui, les entreprises ont besoin de plus de visibilité. « Les entreprises affichent entre quatre et six mois de visibilité contre un à deux ans avant. Il faut que ces dispositifs d'aides s'inscrivent dans la durée et ne change pas de façon récurrente », souligne le président du syndicat.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net

Autre point de vigilance du syndicat, « l’accès des artisans à des restaurants identifiés pour leur permettre de déjeuner à l’abri et au chaud. Il y aurait une vingtaine de restaurants prêts à jouer le jeu dans l’Hérault en respectant les règles sanitaires. Nous attendons l’accord du préfet », conclut-il.

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