la lettre M

Gard
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Industrie
| 19/10/2021

Sud Métal Provence cherche du foncier pour accompagner sa croissance

« Nous voulons accroître nos capacités de production pour passer de 52 000 tonnes par an actuellement à 80 000 d’ici à 2028 », annonce Stéphane Dotari, président de Sud Métal Provence, lors d’une visite de Franck Proust, président de Nîmes Métropole, ce 19 octobre. L’entreprise gardoise (70 salariés, CA 2021 estimé à 60 M€, Nîmes), spécialisée dans le négoce et la transformation de l’acier, de l’inox et de l’aluminium, veut investir pour répondre aux attentes de ses clients. Ces derniers  charpentiers, chaudronniers, entreprises du bâtiment, tôliers…  souhaitent en effet se concentrer sur la partie assemblage et, par conséquent, confier à Sud Métal Provence une part plus importante de la fabrication. Afin d’accroître ses volumes de production, l’entreprise veut donc se doter d’équipements supplémentaires (deux machines laser tube et de nouvelles lignes de coupe et de perçage) dès 2023. Montant de l’investissement : 3,5 M€. Sud Métal Provence prévoit aussi de doubler son effectif d’ici à 2028.

Agrandissement
Pour accueillir ses futures recrues et machines, Stéphane Dotari prévoit de regrouper ses activités, actuellement réparties sur deux sites au sein de la Zac de Grézan à Nîmes et représentant une surface cumulée de 17 000 m2, sur un seul et même emplacement. Ainsi, le dirigeant est en quête d’un foncier de 4,5 ha sur lequel construire un bâtiment de 25 000 m2 qui, dans un second temps, pourra voir sa surface de plancher portée à 40 000 m2. Le montant de l’investissement pour sa réalisation n’est pas encore arrêté, « mais il faut bien compter 4 à 5 M€ pour la première phase (25 000 m2, NDLR) », estime Stéphane Dotari.
Sud Métal Provence espère ainsi réunir ses équipes dans ce futur bâtiment courant 2023. « Il nous faut d’abord trouver le foncier », indique le dirigeant. Pour cela, l’entreprise a sollicité le soutien de Nîmes Métropole. « Deux sites sont déjà pressentis », glisse Olivier Fabregoul, vice-président de Nîmes Métropole délégué au développement économique. Cet agrandissement doit aussi donner les moyens à l’entreprise gardoise d’augmenter ses parts de marché dans la moitié sud de la France. « Nous sommes déjà très présents dans le Gard, l’Hérault, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, mais nous avons une vraie marge de progression dans les 36 autres départements du sud de la France où nous comptons des clients, détaille le dirigeant. Dans ceux-ci, nous aimerions que notre part de marché atteigne 10 % dans les sept ans à venir. »

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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