Logements neufs : malgré un recul du marché, Montpellier et sa métropole résistent
La fédération des promoteurs immobilier Occitanie Méditerranée (FPI OM) confirme la baisse d'activité du marché du logement neuf en 2025, avec un cumul de 3 297 ventes, en baisse de 19 % sur un an. « Un niveau historiquement bas, commente Thierry Iacazio, son président, le 17 février. Les ventes aux investisseurs ont chuté de 73 % et ne sont pas compensées par la hausse de 31 % des ventes aux propriétaires occupants, ni par les ventes en bloc ». Avec 1 399 ventes (- 0,8 %), la métropole de Montpellier « résiste », estime la FPI OM. La ville de Montpellier, représentant près des deux tiers des ventes (717 lots), connaît un rebond de 18 % grâce au « choc de l’offre », au BRS et aux ventes en bloc de logements intermédiaires.
Rebond des mises en vente à Montpellier
Le dynamisme du marché de la métropole de Montpellier se traduit par une reprise des mises en vente de 17 %, « mettant fin à cinq années de baisse continue ». Si ces dernières proviennent à 70 % de le production en secteurs aménagés (40 % en 2024, NDLR), « leur volume reste encore faible, à 1 090 logements », constate-t-il. Les mises en vente à Montpellier progressent quant à elles de 22 %. « La ville de Montpellier montre un volontarisme dans la construction de logements neufs en 2025 que l’on souhaite collectivement poursuivre », explique Thierry Iacazio. Le président de la FPI OM souhaite par ailleurs que « le dispositif Jeanbrun (nouveau statut du bailleur privé, NDLR), bien que complexe, contribue à redynamiser le marché, tout particulièrement en cette année électorale propice à un ralentissement. Il fallait que le gouvernement réagisse pour donner les moyens aux territoires de produire du logement et d'accompagner les plans d'urbanismes. » Toujours selon ce bilan, le marché métropolitain se caractérise par une offre disponible en hausse de 7 % : « La part du stock, qui est passée de 8 à 5 %, devient supportable », souligne-t-il. Le stock d'offre s'élève à 8 % dans le périmètre de l'ex-Languedoc-Roussillon, contre 6 % en 2024. « L’écoulement des logements est passé à 10,2 mois dans la métropole, pour un prix moyen de 5 175 €/m², et à 9 mois à Montpellier, où les prix sont en légère hausse à 5 344 € (5 220 € en 2024). »
Baisse des ventes au détail
Pour autant, le marché métropolitain n’échappe pas au recul de 10 % des ventes au détail par rapport à 2024, avec une part des investisseurs réduite à 18 % du fait de la disparition du dispositif Pinel. Le poids des logements en BRS atteint désormais 29 % des ventes. Les ventes en bloc de logements intermédiaires et sociaux dans la métropole augmentent de 23 %, représentant 490 logements. Ces ventes en bloc atteignent 381 lots à Montpellier, soit une hausse de 266 % par rapport à 2024. Au total, les ventes à Montpellier, incluant celles en bloc, augmentent de 63 % par rapport à 2024. « Malgré cette dynamique locale, les marchés régionaux secondaires affichent des baisses significatives de mises en vente, à l’exception de la communauté urbaine de Perpignan (+ 45 %, NDLR) », souligne Tristan Séchaud, vice-président de la FPI OM. Le marché des principales agglomérations recule également : -27 % à Nîmes, - 46 % à Sète, -77 % à Béziers et -67 % à Narbonne. « Si le marché biterrois est résilient, il recule néanmoins depuis trois ans. Nous discutons avec les collectivités pour développer l’immobilier à Nîmes, complète Thierry Iacazio. En 2026, nous allons examiner le marché sètois, où les ventes en bloc doivent se poursuivre pour alimenter l’offre. » Du côté ventes aux propriétaires occupants et des ventes en bloc, les baisses sont également significatives, à l’exception de l’agglomération de Narbonne, en progression de 24 %.











