Le secteur aéronautique et spatial en pleine forme malgré les incertitudes
Le baromètre est scruté de près par les acteurs de la filière aéronautique et spatiale d’Occitanie, qui représente 83 000 emplois répartis dans plus de 800 entreprises. Selon le Groupement des industries françaises aéronautique et spatiales (Gifas), la filière enregistre au niveau national un CA cumulé de 85,6 Md€ (+ 11,9 %), avec des exportations record à 59,4 Md€ (+ 14,6 %). Les commandes, elles, atteignent 88,6 Md€, traduisant selon le Gifas « un niveau d’activité soutenu dans le civil comme dans la défense », lié à la fois à la croissance du trafic aérien, à la hausse des exportations et à la montée en cadence industrielle. L’an dernier, la filière – qui compte au total 230 500 salariés - a créé 7 000 emplois nets en France.
Préserver la compétitivité
Dans le détail, toujours au niveau national, l’activité demeure très largement portée par l’aéronautique civile, avec un chiffre d’affaires annuel de 63,3 Md€ (74 % du total), en progression de 11,9 %. Le secteur de la défense enregistre une croissance du même ordre, portant son volume d’activité global à 22,3 Md€. Enfin, le segment spatial, présent à la fois côté civil et côté militaire, affiche un CA de 5,3 Md€, en hausse de 10,8 %. « Les bons résultats 2025 confirment le dynamisme et la résilience de notre filière, estime Olivier Andriès, président du Gifas. Elle tient son rang, recrute, investit, innove et prépare l’avenir. Notre industrie est aussi le premier contributeur à l’excédent commercial de la France. Aujourd’hui plus que jamais, pour répondre aux grands enjeux de notre filière, nous devons préserver notre compétitivité dans la durée et renforcer notre souveraineté. »
« Des fragilités subsistent »
Mais derrière ces bons résultats demeurent un certain nombre de difficultés, tandis que « des fragilités subsistent », déplore le Gifas. Si la supply chain – chaîne de sous-traitance partenariale très présente en Occitanie – « se redresse », des « tensions opérationnelles persistent sur certains segments, notamment les plus exposés aux contraintes de coûts et de capacités. La synchronisation globale de la chaîne demeure un enjeu clé pour sécuriser la montée en puissance. »
Dans un contexte teinté d'incertitudes, notamment sur le plan géopolitique, le Gifas en appelle à « assumer une préférence européenne, afin d’orienter prioritairement financements et commandes publiques vers les acteurs qui conçoivent et produisent en Europe. La filière aéronautique et spatiale peut devenir une grande cause économique et industrielle, permettant aux milliers d’acteurs qui la composent de se projeter et de garantir, pour la France comme pour l’Europe, le maintien de l’un de nos rares leaderships mondiaux ».











