À l’INP-Ensat de Toulouse, François Hollande alerte sur les inégalités face à l’innovation dans l’agriculture
Le 29 février, à l’École nationale supérieure agronomique (INP-Ensat) de Toulouse, l’ancien président de la République François Hollande participe à un débat autour de l’agriculture de demain. Entre gestion de l’eau, transition climatique et robotique agricole, les défis sont nombreux pour une filière soumise à une crise sociale. Les nouvelles technologies pourraient apporter des solutions répondant à ces défis, mais risqueraient également, selon l’ancien chef de l’Etat, de creuser les inégalites : « Le secteur agricole dépend fortement du capital. Dès lors, comment ces ressources telles que l’avancée de l’intelligence artificielle peuvent être mises à disposition de tous ? Cela va être un enjeu majeur. »
Plusieurs autres figures ont participé à cet échange avec les étudiants agricoles, à l'image de Yannick Jauzion, ancien joueur de rugby, ingénieur agricole et conseiller régional, Jacques Oberti, président du Sicoval, Christophe Audouin, directeur régional Sud-Ouest Méditerranée de Suez, et Serge Gratton, directeur scientifique d'Aniti.
L'intelligence artificielle en question
Également présent autour de la table des débats, Sébastien Vincini, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne, assure qu’il ne faut « pas considérer » que le progrès technique va « garantir un avenir aux cultures et plantations d’hier ou d’aujourd’hui ». Le secrétaire national du Parti Socialiste alerte également sur la gestion de l’eau, affirmant que « si la Haute-Garonne enchaîne quatre années comme 2023 en termes de sécheresse, il y aura de majeures restrictions d’eau, y compris d’eau potable » et que « des conflits seraient à notre porte ». Xavier Vasques, vice-président d’IBM France, se veut cependant optimiste quant aux progrès de l’informatique : « Aujourd’hui, pour avoir du nitrate, la base de l'engrais, il faut brûler une tonne d'énergie fossile pour une tonne d'engrais. Cela représente 3 % de l'émission de gaz à effet de serre dans le monde. Grâce à des avancées comme l’ordinateur quantique, l’intelligence artificielle pourra faire des calculs extrêmement rapides et nous permettre de trouver de nouvelles techniques de production. »











