Les collectivités réaffirment leur soutien au Contournement Ouest de Montpellier
À l’invitation de Jean-François Audrin, maire de Saint-Georges d’Orques et vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole (3M), plusieurs maires et représentants de l’Agglomération, du Département et de la Région renouvellent le 27 novembre leur soutien au projet de Contournement Ouest de Montpellier (COM). Une contre-offensive face aux récentes positions de certains élus, à l’image de l’ancien député EELV Jean-Louis Roumégas, qui souhaite « revoir le projet », ou du groupement d’associations Autre COM à un projet alternatif.
Le projet porté par ASF prévoit le passage à 2x2 voies – plus deux voies réservées aux transports en commun – d’un tronçon routier de 6,2 km entre Saint-Jean-de-Védas et Juvignac en reliant l’A709 à l’A750.
270 M€ d’investissement
Sa mise en service est prévue en 2030. Cet investissement de 270 M€ (valeur 2020) est assuré par un « sur-péage » proposé par ASF. « À aucun moment, les collectivités ne paient quoi que ce soit », souligne le maire de Saint-Georges d’Orques. Le maire de Juvignac, Jean-Luc Savy, estime le COM « méconnu et caricaturé » et assure que le ministre des Transports, François Durovray – croisé lors du récent Congrès des Maires –, est « à fond derrière le dossier ». La vice-présidente aux mobilités de 3M, Julie Frêche, souligne : « Nous sommes la seule métropole en France à ne pas avoir de contournement routier, où le trafic de transit passe par les quartiers. » L’élue insiste sur l’interconnexion avec le bustram 4, le tramway (lignes 2, 3 et 5) et les parking relais, et de futurs « cars express » prévus dans le cadre du Serm (Service express régional métropolitain, NDLR). « Nous sommes sur un boulevard urbain qui favorise le report modal et s’intègre dans un projet des mobilités, le Serm, à l’échelle de 900 000 personnes. » Délégué à l’attractivité de la Région Occitanie, Patrice Canayer affirme « le soutien total de Carole Delga » au COM et au Lien (liaison intercantonale d'évitement du nord) de Montpellier et rappelle que les mobilités sont l'un des trois premiers facteurs d’attractivité d’une aire urbaine. « Il y a du retard sur les interconnexions ; le temps du rattrapage est arrivé. Ce dossier fait partie de ceux qui font l’unanimité après leur réalisation. »
Appel à la mobilisation
Enfin, le maire de Gignac et président de la Vallée de l’Hérault, Jean-François Soto, qualifie le COM de « barreau manquant absolument indispensable », reprenant l’argument de l’attractivité par rapport à une Vallée de l’Hérault en forte dynamique démographique. « Depuis 30 ans que ce chantier est bloqué, on avance pas à pas. » Selon Jean-François Audrin, les parlementaires – absents car siégeant actuellement à l’Assemblée nationale – soutiennent la démarche, à l’image du maire de Saint-Jean-de-Védas. Un courriel part ce mercredi soir pour inviter « tous les élus de la Métropole, de la Vallée de l’Hérault, du Département et de la Région à se prononcer pour le COM ; Nous ferons le bilan d’ici une dizaine de jours », assure l’élu à La Lettre M. L’actualité du COM, c’est aussi une prochaine étape administrative, celle de l’enquête environnementale. « Nous avions prévu de lancer l’enquête environnementale d’ici à fin 2024 mais nous faisons face à des imprévus. De trop nombreuses préemptions retardent les acquisitions foncières nécessaires pour les compensations réglementaires », explique le directeur opérationnel en charge du projet pour Vinci Autoroutes, Salvador Nuñez, dans sa newsletter de novembre. Le lancement de l’enquête environnementale est prévu mi-2025.











