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Aéronautique et spatial / Education - Formation
| 7/11/2023

Le groupe canadien Conair s’implante à Saint-Gilles et prévoit d'investir 35 M€

L’entreprise va injecter entre 8 et 10 M€ dans un bâtiment aménagé au sein de la plateforme aéroportuaire de Saint-Gilles
© Conair

Specialisé dans les services aériens de lutte contre les incendies, le groupe canadien Conair annonce le 6 novembre l'implantation à Saint-Gilles d’un centre de formation européen pour les bombardiers d’eau. « Ce site va être en capacité de former en simultané quarante pilotes sur tous les types d’appareils », indique Adam Tadjik, directeur de Conair France. Le groupe canadien (350 salariés) prévoit d'« investir 35 M€ dans une première tranche, et peut-être le double à horizon de cinq ans », pointe Franck Proust, président de Nîmes Métropole. L’entreprise va injecter « entre 8 et 10 M€ » dans la construction d'un bâtiment de 2 100 m2 aménagé au sein de la plateforme aéroportuaire de Saint-Gilles.

25 M€ d'équipement

Le permis de construire va être instruit dans les prochains jours, pour une mise en service de l’équipement en 2024. Disposant d’une flotte de 70 appareils, Conair qui essaime au Canada, aux États-Unis et en Australie, souhaitait implanter un centre d’expertise pour les pilotes européens. Le choix de Saint-Gilles s’est opéré « après un an de négociations », abonde l’édile. La plateforme aéroportuaire gardoise était notamment en concurrence avec d’autres sites venant d’Espagne, d’Italie et de Grèce. Outre l’acquisition foncière et les travaux, une grande part de l’investissement sera fléchée vers l’équipement. À savoir quatre simulateurs « full flight » pour former et certifier des pilotes, mais aussi quatre simulateurs tactiques pour former à la lutte aérienne contre les incendies. À terme, le futur site gardois de Conair devrait générer une quarantaine d’emplois.

À proximité du bâtiment B46 

Le bâtiment de Conair va être localisé sur une parcelle de 3 000 m2 jouxtant le bâtiment B46, lui aussi situé dans la plateforme et inauguré à l’automne. Destiné à devenir un centre d’innovation aéronautique européen, il accueillera une dizaine d’entreprises dont Thalès et des initiatives de recherche et de développement en collaboration avec le pôle de compétitivité Aerospace Valley. Toujours dans la zone de l’aéroport, la collectivité attend le feu vert de la Commission européenne en vue de lancer le projet de plateforme européenne de sécurité civile. Soutenu par l’État, le projet vise à construire 12 hangars (60 000 m2 de surface bâtie, NDLR), avec pour ambition d'attirer des entreprises de la filière aéronautique et industrielle.

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
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