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Infrastructures
| 8/03/2024

Le contournement ouest de Nîmes (CONîmes) déclaré d’utilité publique

© Dreal Occitanie

Le projet de contournement ouest de la capitale gardoise (CONîmes) est déclaré d’utilité publique par l'État dans un arrêté publié le 8 mars au journal officiel. Une décision administrative inscrite « dans la continuité de l’enquête publique qui s’était déroulée du 6 février au 9 mars 2023 », indique la préfecture du Gard en précisant que celle-ci « ne préjuge pas des suites de la procédure, qui dépendent, en particulier, des réponses à apporter sur les plans environnemental et financier. » Estimé à près de 270 M€, le CONîmes (12 km, 2x2 voies) a pour but d’assurer la déviation, par l’ouest de l’agglomération nîmoise, de la RN106 entre le nord de Nîmes et l’A9 au sud. L’opération prévoit l’artificialisation de près de 155 ha.

Autorisation enveironnementale et financement
L'opération prévoit l'artificialisation de 155 ha. La mise en service de cette nouvelle infrastructure est prévue en 2028, « après trois à cinq ans de travaux », indique aussi le rapport d’enquête publique. « La commission d’enquête avait rendu un avis favorable assorti de réserves, qui ont pu être levées au terme d’un important travail de concertation », rappelle la préfecture du Gard. Les services d el'État précise par ailleurs que la réalisation du CONîmes « reste conditionnée à la délivrance d’une autorisation environnementale, qui intègre notamment l’organisation préalable d’une enquête publique spécifique. Pour être obtenue, cette autorisation nécessitera que l’ensemble des enjeux environnementaux soient pris en compte. » Et de préciser que les contraintes relatives au milieu naturel sont considérées comme très fortes sur ce secteur : « Des enjeux importants de préservation de la biodiversité ont d’ores et déjà été identifiés, notamment en zone de garrigue de Nîmes, avec le recensement de plusieurs espèces protégées. Des mesures de compensation environnementales devront être définies, nécessitant des études environnementales complémentaires. »  Autre précision, de taille, de la préfecture gardoise, le plan de financement devra être finalisé, « tant dans ses modalités que dans le partage de l’effort entre cofinanceurs. L’Ètat n’a pas identifié ce projet, qui correspond essentiellement à des enjeux de circulation locale et de desserte de territoires à proximité, dans ses priorités de financement dans le cadre des discussions négociations avec la région Occitanie sur le volet mobilités 2023-2027 du CPER. »

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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