Laurent Sauvade (Multicroissance et Sud Croissance) : « 2023 sera comparable à ce que nous connaissions avant la pandémie »
Directeur des investissements de Multicroissance et Sud Croissance, Laurent Sauvade dresse pour La Lettre M un premier bilan de l'activité 2023 des deux sociétés de capital-investissement de la Banque Populaire Occitane et la Banque Populaire du Sud.
Vitrinemedia, ATS Laser et MH Industries : vous avez finalisé trois investissements dans la région entre mai et septembre. Allez-vous tenir ce même rythme au second semestre ?
Cinq autres opérations devraient se déboucler d'ici à la fin de l'année, en plus de ces trois investissements que vous venez de citer sur lesquels 7,4 M€ ont été décaissés par nos deux fonds, soit un total de 11,5 M€ potentiellement décaissables sur l'année. 2023, qui a démarré lentement, ne sera pas une année exceptionnelle, mais elle sera satisfaisante et comparable à ce que nous connaissions avant la pandémie.
Justement, quel impact cette crise a-t-elle eue sur votre activité ?
Nous avons très peu investi en 2020, mais les deux années suivantes, nous avons battu tous nos records en termes de prises de participation et de sorties. À titre d'exemple, 21 M€ ont été investis en 2021 dans le cadre de 15 opérations et 12 sorties ont été réalisées en 2022 pour une plus-value de 8,9 M€.
Aujourd'hui, avez-vous changé votre façon de travailler ?
Notre savoir-faire, c'est l'investissement en capital - en position minoritaire - dans des entreprises régionales matures ou en transmission. Et ce depuis 1987 chez Multicroissance et depuis 2020 chez Sud Croissance. Si la stratégie d'investissement est invariable, il est vrai cependant que les tickets maximum sont aujourd'hui plus élevés : grâce à l'apport de la Banque Populaire Occitane et de la Banque Populaire du Sud, nos deux véhicules Multicroissance et Sud Croissance peuvent investir jusqu'à 7 M€, contre 500 k€ à nos débuts. Cumulés, nos portefeuilles comptent près de 70 participations. Autant d'entreprises auxquelles nous proposons désormais un accompagnement RSE, dont le premier bilan sera dressé en 2023, en tenant compte de multiples critères tels que leur impact carbone.











