La TPE tarnaise Lisio veut passer à la vitesse supérieure
La TPE castraise Lisio, qui développe des solutions d’inclusion et de sobriété numérique afin d’améliorer l’expérience des internautes, muscle ses ambitions commerciales en lançant de nouveaux produits sur le marché. « 2024 est une année de transition pour préparer l’accélération en 2025 », indique à La Lettre M Éric Gayraud, fondateur et directeur de Lisio. Créée en 2017, la société de 11 salariés, qui ne communique pas son chiffre d'affaires, revendique depuis 2021 une croissance annuelle régulière de 50 à 100 %. « Nous équipons plus de 400 sites, dont un tiers de collectivités et deux tiers d’entreprises. Cela va de la petite mairie à la multinationale », précise le dirigeant, qui évoque un taux de fidélisation de 97 %.
« Sensibiliser les entreprises »
La solution historique développée par Lisio s’installe sur les sites internet des clients et leur permet d’adapter leur structure et leur affichage aux difficultés et handicap des internautes. Ainsi, des filtres de couleurs aident les personnes atteintes de daltonisme et un espacement des lettres facilite la lecture des personnes dyslexiques. Selon Éric Gayraud, les entreprises n’ont pas forcément conscience des freins à l’utilisation des outils numériques : « Notre premier rôle est de les sensibiliser à ces problématiques peu connues ». Une deuxième solution – mise en place il y a deux ans mais qui sera commercialisée seule dès le premier trimestre 2025 – vise à réduire l’impact carbone sur le web. « Nous allons aussi lancer, début octobre 2024, une troisième solution qui a été testée auprès de nos clients, ajoute le directeur. Il s’agit d’un outil de traduction sécurisé conforme au Règlement général sur la protection des données. »
Objectif international
Après la France, Eric Gayraud veut enclencher un déploiement à l’international. « Nous allons nous concentrer sur l’Europe du Nord, notamment l’Allemagne avec laquelle nous avons déjà des partenariats », assure le dirigeant. C’est d’ailleurs outre-Rhin que le premier test va être réalisé. La pépite castraise espère réaliser, en 2025, 5 à 10 % de son chiffre d’affaires à l’export.











