La lutte contre le travail dissimulé atteint un niveau « historique » en 2024 en ex-Languedoc-Roussillon
Avec plus de 1 700 actions engagées en 2024, soit une progression de 39 % sur un an, la lutte contre le travail dissimulé a atteint un niveau « historique » en 2024, indique le 17 mars, l’Urssaf Languedoc-Roussillon. Le montant des redressements opérés l’an dernier s’élève ainsi à plus de 54 M€, soit une hausse de près de 85 % par rapport à 2023. « Avec ce niveau historique, nous touchons désormais une part significative des sommes et cotisations éludées, qui manquent au financement de notre protection sociale, souligne François Hiebel, son directeur régional. Le recouvrement effectif des sommes identifiées devient désormais l’un de nos nouveaux challenges. »
Le BTP en tête
En 2024, l’Urssaf (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales) Languedoc-Roussillon a réalisé au total, 208 actions de contrôle ciblées : « 99,5 % d’entre elles ont abouti à un redressement et lus de 88 % des sommes redressées résultent d’actions ciblées auprès des entreprises employeurs. » En ex-Languedoc-Roussillon, les secteurs « majoritairement redressés » sont le BTP avec 21,1 M€, devant la sécurité (18,6 M€) et le nettoyage (1,8 M€). Par départements, l’Hérault concentre la majeure partie de ces redressements avec un montant cumulé de 45,5 M€ (+ 135 %), devant le Gard (5,4 M€), les Pyrénées-Orientales (1 ,6 M€) et l’Aude (1,5 M€). Au total, les montants comptabilisés ont été multipliés par 6,8 en 10 ans. Les services de l’Urssaf ont par ailleurs mené 1 478 actions de prévention l’an dernier, représentant 86 % des actions globales engagées. « Ces actions de prévention, programmées sans présomption de fraude et à visée pédagogique, sont destinées à sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux et objectifs de la lutte contre le travail dissimulé, aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur, et parfois à préciser les sanctions financières et pénales encourues en cas de situation frauduleuse détectée », poursuit François Hiebel.











