International, formation, financement de start-up… : Robotics Place muscle sa feuille de route
Robotics Place, cluster régional de la robotique coprésidé par Patrick Dehlinger, dirigeant de la société tarnaise Rob’Occ, et Sébastien Bach, qui pilote l’entreprise haut-garonnaise NovaLynx, multiplie les projets pour 2026. « Nous souhaitons appuyer notre orientation internationale, en Europe et au-delà, en synergie avec d’autres clusters, confie à La Lettre M Patrick Dehlinger. Par ailleurs, nous ambitionnons de renforcer notre activité médicale et de déployer une activité spatiale. Enfin, nous allons mettre en place la plateforme de formation Rob’Academy, le club utilisateurs Rob’Team et le réseau d’investisseurs individuels Rob’Angels. » Robotics Place, qui s’appuie sur un budget annuel de 200 k€, compte 153 adhérents.
Parmi les grandes orientations qui guident les deux co-présidents du cluster, dont le mandat a débuté en février dernier, l’international occupe assurément une place centrale. Ainsi, au cours des dernières semaines, Robotics Place a multiplié les actions stratégiques à l’étranger en nouant « des partenariats structurants » avec de grands acteurs mondiaux de la robotique au travers de déplacements en Corée du Sud, aux États-Unis et en Finlande. « Nous souhaitons travailler en collaboration avec d’autres clusters et expliquer à nos adhérents tout l’intérêt qu’ils peuvent avoir à s’inscrire dans des projets internationaux », explique Patrick Dehlinger.
Initiatives stratégiques
L’année 2026 sera également celle du lancement de plusieurs initiatives visant à renforcer l’offre du cluster régional. Désireux de devenir à terme une plateforme de formation référencée, Robotics Place va déployer Rob’Academy, une nouvelle offre destinée à proposer plusieurs types de formation à ses adhérents. Autre initiative : la création d’une offre dédiée cette fois-ci aux utilisateurs de solutions robotiques, Rob’Team. « Les grandes structures sont déjà bien outillées en la matière, constate le co-président. Mais les plus petites entreprises, elles, ont encore une connaissance très vague de ce que la robotique peut leur apporter. Nous allons donc chercher et motiver les PME du territoire ! » Enfin, le cluster souhaite s’attaquer à la problématique récurrente du financement des start-up de la robotique au travers du déploiement – là encore en 2026 – du réseau Rob’Angels. « Trouver des fonds lorsque l’on développe une activité de type hardware est toujours très difficile, déplore Patrick Dehlinger. Les investisseurs ne sont pas toujours au fait des différentes technologies. Nous constatons ainsi que certains fonds sont parfois attribués à des projets hors-sol. Il y a donc des défis à relever. »
Un écosystème complet
74 % des adhérents du cluster sont basés en Occitanie. « La répartition de nos membres dans les grands bassins d’activité du territoire est relativement homogène avec, compte tenu de l’importance de son tissu industriel, une concentration significative dans la région toulousaine », explique Patrick Dehlinger. Dans le détail, 21 % des adhérents de Robotics Place sont des bureaux d’études, 21 % des intégrateurs, 19 % des fournisseurs de briques technologiques, 13 % des producteurs d’équipement ou de robots de service et 9 % des producteurs d’équipement ou de robots industriels.











