En croissance, Eco-Tech Ceram vise une levée en 2024
La cleantech Eco-Tech Ceram table sur un chiffre d’affaires compris entre 5 et 10 M€ en 2024 et entend finaliser une levée « en vue d’accélérer », explique Antoine Meffre, son président. Spécialiste des solutions de stockage et d'optimisation de la chaleur fatale industrielle, la société toulousaine dotée d’une implantation R&D à Rivesaltes (66) va équiper quatre sites industriels, dont un en Belgique. Le 19 octobre, elle a inauguré deux solutions innovantes au sein de l’usine Villeroy & Boch (82). « Elles réduisent la consommation de gaz de façon durable et rentable pour un investissement de près de 3 M€. Cela se traduit par 5 000 MWh économisés par an, un gain de productivité de 17 % et de 240 k€ en termes financiers. »
Située à Valence d’Agen, l’usine Villeroy & Boch est spécialisée dans la fabrication de receveurs de douche, de lavabos et d’éviers en céramique. Les équipes d’Eco-Tech Ceram et des prestataires locaux (chaudronnerie, électricité, isolation, réseaux…) ont été mobilisés durant près de 16 mois pour peaufiner les études et l’installation des solutions. « L’usine est dotée depuis septembre d’un système de valorisation de chaleur fatale qui permet de réaliser un séchage de la céramique à 100 % décarboné. Ce dispositif a reçu le soutien de la Région Occitanie et de l’Ademe, explique Antoine Meffre. L’autre solution, inscrite dans le cadre d’un programme européen, concerne l’installation d’un système d’électrification de la chaleur qui permet de réduire la consommation de gaz et les émissions de CO2. »
Recrutements et nouvelles orientations
Eco-Tech Ceram emploie une trentaine de salariés et prévoit de recruter un directeur des opérations, un chef de chantier et surtout « des personnes motivées par la cause de la transition énergétique », précise le dirigeant, qui a décroché le 10 octobre dernier le prix de l’entrepreneur de l’année EY Occitanie dans la catégorie scale-up. Alors qu'elle s'apprête à fêter ses dix ans d’existence (en avril 2024), l’entreprise doit poursuivre « sa quête de rentabilité, innover dans d’autres process pour d’autres applications dans l’optique de se développer à l’international à terme – Amérique du Sud, Inde, Chine – et enfin s’orienter vers l’adaptation au changement climatique », conclut le dirigeant en évoquant un prévisionnel de 5 M€ cette année.











