En croissance, Cimpa veut recruter 200 personnes l’an prochain
La société haut-garonnaise Cimpa, filiale du groupe Sopra Steria spécialisée dans la gestion du cycle de vie des produits pour l’industrie, se prépare à recruter « environ 200 personnes l’an prochain », annonce à La Lettre M Pascal Mottet, DG. Des embauches qui s’inscrivent dans une feuille de route ambitieuse pour l’entreprise de 1 550 salariés. « Après avoir enregistré 160 M€ de chiffre d’affaires en 2024, nous devrions réaliser une légère croissance cette année, avec une dynamique plus forte attendue pour 2026, précise le dirigeant. Nous sentons un rebond depuis quelques mois. Tout l’enjeu consiste à répondre à une nouvelle demande en termes de capacité et d’intégration de nouvelles technologies, liées notamment à l’IA. »
30 ans d'histoire
Cimpa a été fondée en 1995 dans le cadre du Centre de recherche d’Aérospatiale, à Suresnes (92). « Puis la société s’est rapidement déplacée à Toulouse, devenant en 2000 une filiale à part entière du groupe EADS, qui deviendra plus tard Airbus », explique Pascal Mottet. Au fil des années, elle accompagne les grands programmes de l’avionneur, qu’il s’agisse de l’A380, de l’A400M ou de l’A350. Au bout de vingt ans d’existence, en 2015, la société compte 800 salariés et enregistre environ 80 M€ de CA. Elle quitte alors le giron du groupe aéronautique et spatial toulousain pour devenir une filiale du géant du numérique Sopra Steria. « Le groupe n’était pas encore positionné sur le PLM (Product Lifecycle Management, c’est-à-dire la gestion du cycle de vie des produits, NDLR), qui est au cœur de notre expertise, indique le dirigeant. Nous étions donc complémentaires. Cela nous a ouvert un important champ de clientèle. »
Stratégie de diversification
Ainsi, aujourd’hui, si Cimpa – qui travaille principalement pour des grands comptes – réalise toujours 80 % de son volume d’activité dans l’aéronautique et le spatial avec des clients comme Airbus, Safran et Dassault Aviation, elle est également présente dans l’industrie de produits complexes à long cycle de vie, comme l’énergie avec EDF, la Défense avec Naval Group et les transports ferroviaires avec Alstom. « Nous ne nous interdisons pas, par ailleurs, de cibler des secteurs de niche qui nous apportent une valeur ajoutée, comme les télécoms », glisse le dirigeant, pour qui la diversification constitue « un enjeu stratégique afin de mieux juguler le risque de dépendance sectorielle ». Dans ce contexte, Cimpa pourrait réaliser des opérations de croissance externe dans les prochaines années. « Il y a aujourd’hui des entreprises très spécialisées à reprendre sur le marché européen, relève Pascal Mottet. Cela pourrait nous permettre de compléter nos offres, dans une logique end-to-end. »
L’entreprise, qui compte environ 750 salariés au sein de son siège social de Colomiers, s’appuie également sur une équipe de 200 personnes réparties sur la façade Atlantique. À l’international, elle est également présente en Allemagne (350 salariés), en Angleterre (50 salariés), en Espagne (50 salariés) et en Inde (150 salariés). Avec une particularité : 60 % de ses équipes sont déployées au sein des sites de ses clients.











