BalMan, le nouveau ballon stratosphérique d’Hemeria, pourrait être commercialisé en 2027
Le groupe haut-garonnais Hemeria prévoit de commercialiser son ballon stratosphérique manœuvrant BalMan à horizon 2027. Un déploiement qui pourrait prendre la forme d’un produit ou de la fourniture de services opérationnels dans la stratosphère. Dans cette optique, le groupe de 400 salariés annonce le 2 décembre la signature avec le Centre national d’études spatiales (Cnes) d'un contrat portant sur la phase 3 du projet BalMan. Cette initiative, qui cible des missions de longue durée en très haute altitude, a été lancée dans le cadre de France Relance, avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA), des armées et du Cnes. Hemeria vise 70 M€ de chiffre d'affaires cette année, contre 63 M€ en 2024.
Des applications duales
Via un contrôle précis de sa trajectoire, ce ballon de nouvelle génération pourrait demeurer au-dessus d’une zone d’intérêt, à plusieurs dizaines de kilomètres d’altitude, « bien plus longtemps qu’un ballon dérivant, un satellite défilant ou un drone », assure le groupe, qui anticipe des applications potentielles dans les champs de la défense mais aussi de la météorologie, de la surveillance des feux de forêt et de l'observation des sites sensibles. « Les résultats obtenus jusqu’ici démontrent tout le potentiel de cette technologie et nous sommes résolument tournés vers la suite, avec l’ambition de déployer un système opérationnel capable de répondre aux besoins croissants de souveraineté, d’observation et de sécurité », confie Nicolas Multan, DG.
Troisième phase lancée
Après deux vols d’essai réalisés au sein du Centre spatial guyanais, qui auront permis de valider à la fois la méthode de lâcher, la phase d’ascension et le système de fin de vol, la troisième phase du développement de BalMan se concentrera sur « la consolidation du concept et la manœuvrabilité », « le développement des moyens permettant des vols longs », « le déploiement d’une première version des algorithmes et de la suite logicielle de pilotage », mais aussi « la préparation d’une démonstration minimum de vol d’une durée de quinze jours ou plus », précise Hemeria.
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