Hebdo du mardi

Revue de presse

Monde

Les dirigeants face à leurs nouvelles "missions"

Le Monde

Professeur à l'école de commerce de Lyon, Yves Gomez décrypte (le 5 mai) le nouveau statut de société à mission créé en 2019. « Plus qu’un coup de communication », il doit permettre aux dirigeants de remettre du sens dans leurs organisations, estime l'enseignant. Introduit par la loi Pacte, ce statut permet de préciser la raison d’être d’une société, ainsi qu’un ou plusieurs objectifs sociaux et environnementaux que la société se donne pour mission de poursuivre. « Il remporte déjà un succès inattendu, avec plus de 150 entreprises ayant franchi le pas en une seule année et des dizaines d’autres qui s’y préparent. » Et comme souvent lorsqu'apparaît un concept nouveau, les extrêmes se révèlent : d’un côté les enthousiastes, peut-être aveuglés par le terme de « mission », voient dans ce nouveau statut la promesse d’une transformation radicale des entreprises. « De l’autre côté, les éternels sceptiques considèrent la société à mission avec le même sourire condescendant qu’ils avaient accueilli dans le passé la qualité totale, la gouvernance d’entreprise ou la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), toutes qualifiées à tour de rôle de modes sans avenir. »

L'e-commerce redessine la ville

Le Figaro

La pandémie a converti les Français à l’e-commerce bien plus qu’à la couture. Et la fermeture répétée des magasins a engendré de nouveaux réflexes. 13,4 % des produits sont achetés aujourd’hui sur internet, contre 9,8 % en 2019. « Des changements d’habitudes qui redessinent peu à peu le visage de la ville », explique le quotidien dans une enquête publiée le 3 mai. « À elle seule, La Poste achemine chaque jour 3,1 millions de colis à domicile en France. Les consignes où les consommateurs récupèrent leurs commandes internet envahissent le paysage urbain, notamment les halls des gares. Indigo a installé des box Amazon dans un de ses parkings à Strasbourg. Dans tous ses immeubles de bureaux, la foncière Covivio propose aux salariés de pouvoir récupérer leurs colis. » À cela s'ajoutent les livraisons de repas commandés sur des plateformes (Uber Eats, Deliveroo…) qui nourrit le ballet incessant des livreurs à vélo ou à scooter. « Des mutations qui changent la cité pour le meilleur ou pour le pire », commente Le Figaro.

Moyens accrus pour les écoles de production

L'Usine nouvelle

« Le gouvernement va consacrer 5 millions d’euros supplémentaires du plan de relance afin que de nouvelles écoles de production soient créées. Leur succès pour former de jeunes décrocheurs aux besoins en compétences de l’industrie ne faiblit pas », résume le mensuel dans un dossier (publié le 5 mai) consacré à l'essor de ces établissements privés reconnus par l'État. Créés en 2018, ces derniers forment des jeunes de 15 à 18 ans, plutôt décrocheurs, aux métiers industriels surtout, en les plongeant en situation de travail réelle. Ils produisent de vraies commandes pour de vrais clients, ont des semaines de 35 heures, dont 18 ou 23 passées en atelier. 93% des jeunes y décrochent un CAP ou un BEP. À leur sortie, ils reçoivent en moyenne cinq propositions d’embauche, mais 45 % poursuivent leurs études vers un bac pro en apprentissage. « Ces écoles de production étaient 25 en 2018 et sont désormais 35. 1 000 jeunes y sont formés chaque année, un nombre que le gouvernement espère doubler d’ici à fin 2023. »

Occitanie

Les jeunes, moteurs du report modal

Bus & Car Connexion

Dans un entretien accordé au magazine spécialisé, publié le 3 mai, Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie en charge des mobilités et des infrastructures de transports, évoque les objectifs de l'opération “+=0“ actuellement en phase d'expérimentation. « Le principe est simple, plus le jeune de 18 à 26 ans circule, moins il paye, jusqu’à la gratuité. Nous considérons que les jeunes ont déjà été victimes de la situation pandémique. Nous sommes convaincus que le report modal est une nécessité et qu’il deviendra une réalité si les jeunes générations se l’approprient. Aussi, nous avons d’abord proposé de tester, en réalité de fonctionnement, avec un panel de 2 000 jeunes volontaires, le futur dispositif. Preuve de l'intérêt de cette mesure, nous avons reçu en un court laps de temps plus de 3 800 candidatures pour ce panel », explique l'élu.

Les thermes se préparent à la réouverture

France 3

La chaîne consacre un reportage à la réouverture des thermes programmée le 19 mai prochain. « C'est une bonne nouvelle ! Les thermes accusent un déficit de 8,1 millions d'euros en 2020 avec ces six mois de fermeture. C'est énorme ! Il est grand temps de reprendre l'activité », se félicite Gérard Canovas, maire de Balaruc-les-Bains dans l'Hérault. « Première station thermale de France, son établissement de cures est la principale entreprise du bassin de Thau. Elle génère plus de 3 000 emplois directs et induits. En temps normal, le village accueille 53 000 curistes chaque année pour des soins en rhumatologie et phlébologie », rappelle France 3.

Réemploi pour l'ancien parc expos de Toulouse

Le Moniteur

L'hebdomadaire consacre un article (le 6 mai) au chantier de démolition de l'ancien parc des expositions de Toulouse situé sur l'île du Ramier. Une opération destinée à déconstruire et déminéraliser 26 000 m2 de sols et bâtis, soit cinq halls d’exposition, tout en revalorisant 95 % des déchets de chantier. En charge des travaux, l’entreprise locale Cassin a prévu de numéroter chaque pièce du hall 5 (5 000 m2, 55 m de long) pour permettre ensuite de remonter ce bâtiment afin de l’utiliser pour stocker ses propres matériaux. Quant aux structures métalliques des différents halls, elles seront transformées en bancs publics. 

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