Sterela remporte un marché de 80 à 100 M€ avec le ministère des Armées
« C'est clairement le marché le plus important de notre histoire », confie à La Lettre M Robert Bousquet, président de la société Sterela, spécialisée dans les solutions électroniques, mécatroniques et logicielles pour la gestion du trafic, la défense-sécurité, l’aéronautique, la robotique et la météorologie. Et pour cause : l'entreprise basée à Pins-Justaret (31), membre du groupe Ermic, est mandataire d'un consortium* qui vient de signer un contrat de dix ans avec le ministère des Armées, pour un montant compris « entre 80 et 100 M€ ». Un accord qui porte sur la fourniture de 17 000 porte-cibles d'entraînement, mais aussi sur la maintenance en conditions opérationnelles de tous ces équipements actuellement utilisés par les forces armées françaises. « Nous avions déjà signé un contrat de 22 M€ avec l'Armée en 2012, explique le dirigeant. Cette fois-ci, il est étendu à l'ensemble du matériel sur champ de tir, dédié à la fois à l'entraînement et à l'évaluation. » En charge de la gestion globale du projet, de la fourniture des équipements, mais aussi de la formation, Sterela encaissera « plus de la moitié » des montants engagés par le ministère des Armées dans le cadre de ce marché.
Notoriété et visibilité
« C'est un beau levier de notoriété, estime Robert Bousquet. Car se voir confier un tel marché par l'armée française est un formidable challenge. Cela nous offre par ailleurs une certaine visibilité d'un point de vue économique, dans un monde où l'on en manque. » Sterela, pour qui, avant la crise, le secteur aéronautique ne représentait que 3 % de son activité globale, poursuit ainsi aujourd'hui sa stratégie historique de diversification. « Ne pas avoir les œufs dans le même panier a été salvateur », commente le chef d'entreprise, qui est globalement resté l'an dernier sur le même niveau d'activité que d'ordinaire, « autour de 28 à 30 M€ de chiffre d'affaires ». Un revenu qui devrait être le même cette année. « L'impact de ce gros contrat ne se fera en réalité ressentir qu'à partir de 2022, estime le dirigeant. Cela permettra à la société de se développer, de grossir. » Sterela compte actuellement 98 salariés (180 à l'échelle du groupe Ermic).
* Consortium comprenant également les sociétés Secapem et Ineo Défense.
Autre actualité, cette fois-ci sur le front du contrôle routier : Sterela vient de faire certifier en Wallonie un système de contrôle automatisé de la pesée des camions en marche.
