Perpignan/Élections - Jean-Paul Alduy domine le 1er tour
C’est dans une ambiance de fête de la musique, le 21 juin, que s’est déroulé le 1er tour des élections municipales partielles de Perpignan, qui a vu Jean-Paul Alduy, maire sortant UMP, arriver largement en tête avec 40,35 % des voix. Un score supérieur à celui de mars 2008 (38,88 %), malgré l’annulation par le Conseil d’État des élections, en raison de l’affaire de la « fraude à la chaussette ». La participation, qui s’est élevée à 53,82 %, a été à peine supérieure à celle du premier tour en 2008.
Le Front National exclu du second tour
Jean-Paul Alduy enregistre une très large avance par rapport à ses opposants : Jacqueline Amiel-Donat (PS) a obtenu 25 % des voix, Jean Codognès (Divers Gauche, Modem, Verts) arrive en troisième position avec 14,19 %. La liste de l’extrême droite conduite par Louis Aliot (FN) atteint 9,42 % des voix, ce qui ne lui permet pas d’être présent au second tour. François Rivière (divers droite) arrive en 5e position avec 7,79 % des voix.
Une triangulaire pour le second tour ?
Jean-Paul Alduy, Jacqueline Amiel-Donat et Jean Codognès sont en position de se maintenir au second tour qui se tiendra le 28 juin. Pour l’heure, Jean Codognès doit réunir son équipe aujourd’hui, lundi 22 juin, pour dire s’il se maintient ou non. « 50 % des Perpignanais ne se sont pas déplacés. Cela montre leur lassitude » affirme-t-il. Il déclarait hier soir que « le 1er tour de table de l’équipe s’est prononcé à 95 % pour qu’il n’y ait pas de fusion avec la liste de Jacqueline Amiel-Donat ». Sa colistière, Katia Mingo (Verts), déçue, avoue que « malgré, toutes les fusions annoncées, le score de Jean-Paul Alduy va être difficile à battre ». Selon elle, « les Perpignanais ont décidé de continuer. Mais ceux qui ne souhaitaient pas continuer ne se sont pas exprimés ». Pour Clotilde Ripoull (Modem), « il ne faut surtout pas rajouter de la confusion à la confusion » en fusionnant les listes. L’opposante PS Jacqueline Amiel-Donat s’estime déjà ravie d’avoir « la seule liste qui n’a pas perdu des électeurs. Cela veut dire qu’une dynamique est en marche ». Selon elle, Jean-Paul Alduy « a fait le plein de ses voix. Lui qui se qualifiait d’homme le plus à gauche du département ne peut pas nier le fait qu’il a gratté des voix au Front National, par l’intermédiaire de certains de ses colistiers ». La fusion avec Jean Codognès ? « Mon téléphone est ouvert ».
Dernière campagne pour Jean-Paul Alduy
C’est au sein de sa permanence que Jean-Paul Alduy a fait ses premières déclarations devant la presse, et devant les parlementaires Daniel Mach, François Calvet et Jacqueline Irles et la nouvelle députée européenne, Marie-Thérèse Sanchez-Schmidt, qui est aussi sa colistière. « Nous sommes allés au contact des Perpignanais avec beaucoup de modestie et d’humilité », affirm Jean-Paul Alduy, qui a « réalisé plus de 900 km avec sa Vespa ». Il a aussi profité de cette rencontre pour remercier son équipe de colistiers : « L’équipe est solidaire, enthousiaste. Ceci explique le résultat de ce soir, dans une campagne pourtant très courte ». L’entre deux tours ? « Nous allons continuer à convaincre. L’essentiel c’est la finale ! », souligne Jean-Paul Alduy, qui confirme que « ce sera sa dernière campagne ».










