Les représentants patronaux demandent la suppression de la taxe sur la publicité extérieure
À l’invitation de l’Union pour les entreprises 66, présidée par Marc Espi, « plus de 200 entreprises » selon un communiqué, ont fait parvenir au syndicat patronal, la copie de la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure* (TLPE) adressée la semaine dernière par la Ville de Perpignan. Mobilisé par le mécontentement des entreprises, l’UPE 66 a réuni hier, mardi 3 novembre, les chambres consulaires, les fédérations, les syndicats et associations patronales. Cette rencontre a débouché sur une motion adressée au nouveau maire, Jean-Marc Pujol. En L.-R., la ville de Carcassonne a, elle aussi, instaurée cette taxe.
Un moratoire de six mois en 2010
Les 14 organisations signataires pour 2009 et 2010 demandent « la suppression pure et simple de la taxation de la TLPE pour 2009 ». Une demande qui se justifie, selon elles, par « l’absence de concertation avec les entreprises, un délai court pour contester cette taxe, une situation économique très tendue » . Pour 2010, elles « exigent un moratoire de six mois pour que les entreprises aient le temps de revoir leurs signalétiques et demandent à être associées à une redéfinition des bases de taxation ». Toujours selon les signataires, « l’intention affichée de la TLPE est la diminution de la pollution visuelle, et non une augmentation des rentrées fiscales ». À Perpignan, la TLPE rapporterait environ 1,8 M€, contre 150 K€ pour les taxes précédentes
(*).Marc Espi menace de mener une opération « ville noire », en « recouvrant des enseignes ».
Clotilde Ripoull demande « une concertation entreprises-mairie »
De son côté, la conseillère municipale d’opposition, Clotilde Ripoull (Modem) demande que « le maire puisse réunir au plus vite les représentants des entreprises pour engager une indispensable concertation et étudier comment les soutenir dans cette période difficile ». Elle a rappele que « cette taxe est facultative. Voilà pourquoi, après l’augmentation de la taxe transport, sa création effective serait un très mauvais coup porté au tissu économique local ». La taxe transport a été relevé par l’agglomération de Perpignan pour faire face à son projet de transport en mode doux.
(*) Entrée en vigueur le 1er janvier 2009, la TLPE est un moyen de réguler l’affichage publicitaire sur le territoire communal afin de freiner la prolifération des panneaux, réduire la dimension des enseignes, lutter contre la pollution visuelle et améliorer le cadre de vie. Directement perçue par la commune, elle remplace la TSA (taxe sur les affiches), la TSE (taxe sur les emplacements) et la taxe sur les véhicules publicitaires.









