L’UIMM L.-R. promeut ses métiers à Lattes

Des métiers moins pénibles qu’avant, offrant des perspectives d’embauches et d’évolutions, ouverts aux femmes… Lors de la manifestation « 1 000 parcours, 1 000 métiers », organisée au CFAI de Lattes ce mardi 5 avril dans le cadre de la Semaine de l’Industrie (4-10 avril), l’UIMM L.-R. (présidente : Pascale Suc) a promu les métiers de la métallurgie.
« Nous sommes dans une logique de renouvellement, a déclaré Christophe Meyruey, secrétaire général de l’UIMM L.-R. D’ici à 2020, les entreprises industrielles doivent recruter 40 000 jeunes par an en France, simplement pour renouveler les départs en retraite des baby-boomers. » En L.-R., le CFAI comptait 462 apprentis (Lattes, Nîmes, Alès et Perpignan) au 31 décembre 2010.
Une centaine de personnes sont par ailleurs concernées par l’Afpi L.-R. (formation continue) : licences professionnelles en alternance (ingénierie industrielle, coordonnateur Qualité Sécurité Environnement, chargé de maintenance industrielle, création industrielle, chargé d’affaires en ingénierie électrique et électronique).
Le métier veut s’ouvrir aux femmes : « Nous ne comptons que 8 % de femmes dans les formations industrielles, contre 69 % dans les formations tertiaires, a regretté Christophe Meyruey. Nous en retrouvons parfois plus tard, quand elles ne trouvent pas de travail dans le tertiaire et veulent rester dans le bassin d’emploi. »
Béatrice Négrier, déléguée à la formation professionnelle et à l’apprentissage à la Région L.-R., a adopté un discours offensif : « Il nous reste trois ans de mandat, ça laisse du temps pour l’action. Beaucoup a été fait dans les lycées. Je voudrais que le conseil régional augmente ses investissements dans nos CFA. J’y tiens, je me battrai pour qu’on ait des moyens supplémentaires. C’est mon combat politique à l’intérieur de ma majorité. Les conditions économiques vont encourager les entreprises à prendre des apprentis. L’aide financière n’étant qu’un plus, c’est surtout les carnets de commandes qui décident ! Et sur ce point, on peut être optimistes. Certaines entreprises commencent à relocaliser leur production, on le voit dans le Jura. Notre région n’échappera pas au phénomène. »










