Freeman Industrie, une entreprise de Béziers initialement spécialisée dans la maintenance et le reconditionnement de wagons de transport de marchandise, a investi 1 M€ en 2013 dans une nouvelle ligne de traitement de surface de 80 mètres de long pour diversifier son activité. Cet investissement, qui s’accompagne de cinq embauches, permettra à l’entreprise de traiter de grosses pièces comme les Bop et Riser, des équipements pétroliers de l’entreprise Cameron, voisine de Freeman. L’atelier occupe désormais 10 personnes et représente 30 % de l’activité totale de l’entreprise. Reprise en 2011 par son ancien dirigeant, Luc Bernard, Freeman Industrie a doublé son effectif et son chiffre d’affaires en 2013, réalisant un CA de 5 M€ avec 40 salariés.
Maintenance ferroviaire : 60 % de l’activité
La maintenance ferroviaire représente encore aujourd’hui 60 % de l’activité de l’entreprise avec des clients dans la pétrochimie, comme Arkema, Rhodia ou Solvay. Pourtant, Freeman Industrie n’est « pas un continuum de ce qui existait » commente Luc Bernard. Ancien patron de l’entreprise, il est revenu aux commandes en juin 2011, quand les salariés d’AVC Industrie l’ont sollicité pour remettre sur les rails l’entreprise, qu’il avait vendue en 2002, et qui se trouvait au bord de la liquidation judiciaire.
« Le marché ferroviaire s’est considérablement réduit, explique-t-il. Le fret est devenu accessoire pour la SNCF qui a perdu la moitié de son volume de transport en 10 ans. Et quand l’entretien et la construction peuvent se faire partout en Europe, difficile de rivaliser en termes de prix avec la concurrence de pays comme la République tchèque ou la Pologne. Il nous restait à nous repositionner pour que les wagons reviennent. Nous avons alors fait la preuve de notre capacité à réagir dans l’instant face à la demande et nous avons trouvé des appuis pour forger notre savoir-faire de compétences spécifiques dans le domaine de la chaudronnerie-soudure. Ces efforts ont permis de décrocher une importante commande en provenance d’Italie : 40 wagons-containers à reconditionner pour le transport du vin. Ce client a annoncé son intention de commander le traitement de 20 nouveaux wagons. »
Rachat du terrain en projet
Selon ses dirigeants, la position financière de l’entreprise a encore besoin d’être consolidée avant d’envisager de nouveaux investissements. À court terme, l’objectif est d’arriver à racheter le terrain du site (45 000 m2), qui appartient à la SNCF, qui le loue pour offrir de nouvelles évolutions à la société. Des négociations sont en cours.