Largement réélu à Montpellier, Michaël Delafosse entend maintenir le cap
Grand favori de ce second tour, le maire sortant Michaël Delafosse (UG, liste « Demain Montpellier) est confortablement réélu avec 50,13 % des voix dans le cadre d’une triangulaire. Soutenue par une large coalition de partis de gauche réunissant le PCF, le PS, le PRG, le Parti animaliste et Génération Écologie, sa liste devance nettement celle portée par l'insoumise Nathalie Oziol, qui obtient 25,06 % des suffrages, talonnée par le chef d’entreprise Mohed Altrad à la tête d'une liste centriste qui recueille 24,81 % des voix. Avec un total de 53 sièges, Michaël Delafosse obtient une large majorité au sein de la future assemblée municipale qui se réunira le 28 mars.
Mobilités, création d’emplois et attractivité économique
Dans le cadre de ce nouveau mandat, l’élu héraultais entend poursuivre son action en matière de développement économique, de production de logements neufs ou de mobilités. « Nous allons redoubler d’efforts pour continuer à nous mobiliser sur les transports, sur l’emploi… explique-t-il après sa victoire. J’ai six ans pour mettre en œuvre le programme pour lequel j’ai été élu. » Dans le registre des mobilités, Michaël Delafosse veut maintenir la gratuité des transports en commun mise en place en 2024, créer cinq nouvelles lignes de Bustram et 235 km de réseau express vélo, avec une ambition : « Poursuivre résolument la transformation des mobilités pour une ville plus accessible, plus fluide et décarbonée. » Toujours en matière de transport, l’élu héraultais veut augmenter le cadencement de l’offre en heures de pointe et en soirée, cofinancer la future Ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan pour connecter la ville à Barcelone, et améliorer le cadencement des trains du quotidien entre Nîmes (30) et Sète (34), « concrétiser le Service express régional métropolitain (Serm) Montpellier Méditerranée et faire sortir le tramway hors de la Métropole ». En matière de développement économique, Michaël Delafosse met en avant l’attractivité de son territoire. « Métropole la plus attractive de France (selon une étude d’Arthur Loyd, NDLR), Montpellier doit transformer ce dynamisme en emplois concrets », explique-t-il.
Agence des investissements stratégiques
Son programme économique fixe plusieurs priorités pour ce nouveau mandat : créer 30 000 emplois, mettre en place un « Welcome Package » en vue d’accélérer l'implantation des entreprises et renforcer le soutien au commerce de proximité. « Nous mettrons l'économie et l'emploi au service de tous les Montpelliérains », résume le maire sortant. Ses principales propositions concernent la création d’une Agence métropolitaine des investissements stratégiques afin de « coordonner, orienter et sécuriser les projets structurants du territoire » et le développement de baux réels solidaires (BRS) d’entreprise « pour répondre spécifiquement au défi du maintien et du développement du tissu des TPE et PME face à la pression immobilière ». Autres propositions phares de son programme : la mobilisation de 350 hectares de réserve foncière dédiée au développement économique et l’intensification de la stratégie métropolitaine de filières autour de la santé globale avec l’écosystème MedVallée, des énergies renouvelables, du tourisme ou des ICC (industries culturelles et créatives). Enfin, sur le front du logement, le maire socialiste veut créer une agence municipale dédiée avec l’ambition de « répondre à la tension croissante du marché » en garantissant « à au moins 10 000 ménages » de pouvoir acheter un logement abordable. Michaël Delafosse veut également construire « 1 000 logements sociaux étudiants ».











