Après un investissement de 55 M€, la nouvelle ligne d’incinération de l’UVE de Sète mise en service fin 2025
Lancé en 2022, le chantier de modernisation et de rénovation de l’unité de valorisation énergétique (UVE) des déchets de Sète touche à sa fin. Le groupe Paprec Énergies, exploitant du site dans le cadre d’une délégation de service public (DSP) confiée par Sète Agglopôle Méditerranée, s’apprête à mettre en service – le 31 décembre 2025 – une nouvelle ligne d’incinération. De fait, la capacité du site va être augmentée : « La ligne actuelle (L1) est autorisée à incinérer 44 280 tonnes par an, la nouvelle ligne (L2) portera cette capacité à 55 000 tonnes par an », indique l’Autorité environnementale (Ae) dans un avis publié début septembre concernant « l’augmentation transitoire » de la capacité d’incinération de l’UVE.
Traitement « transitoire » des déchets d'Amétyst
« Dans le même temps, Montpellier Méditerranée Métropole (3M) doit trouver une solution de traitement pour les 70 000 t/an de refus d’ordures ménagères issus de son unité de traitement Amétyst (usine de méthanisation des déchets de Montpellier), dont les exutoires actuels sont éloignés – Montech (82), Lavaur (81), Espira de l’Agly (66), Calce (66), Narbonne (11) –, dans l’attente de la construction de sa propre installation de production d’énergie à l’horizon 2030, explique l’Ae au sujet de ce projet d’augmentation transitoire des capacités de traitement de l’UVE. 3M a donc sollicité Sète Agglopôle Méditerranée, afin de maintenir transitoirement le fonctionnement de la ligne existante L1 au-delà de la mise en service de la nouvelle ligne L2, jusqu’au 31 janvier 2030 inclus. Sur cette période d’environ cinq ans, les deux lignes de l’UVE seraient donc exploitées en parallèle, avec une capacité cumulée de 99 280 t/an, dont 43 000 t/an issues d’Amétyst. » La capacité de l’usine sera par la suite ramenée à 55 000 tonnes par an, « à compter du 1er février 2030 », après le démantèlement de la Ligne 2. « L’énergie produite par l’usine permettra d’alimenter jusqu’à 4 500 foyers en électricité, soit environ 15 700 MWh/an, et de fournir 23 000 MWh/an de vapeur à l’industriel portuaire Saipol, ainsi qu’à la station d’épuration voisine des Eaux Blanches pour les besoins de déshydratation des boues et de chauffage du digesteur, précise Sète Agglopôle Méditerranée. Enfin, le traitement des rejets sera nettement amélioré, respectant les seuils stricts relatifs aux meilleures techniques possibles. » D’une durée de douze ans, le contrat de DSP s’élève à 150 M€.










