Le doublement de l’A9 a permis d’améliorer la qualité de l’air
Plus de six ans après la mise en service du doublement de l’A9 au droit de Montpellier en juin 2017, la qualité de l’air s’est améliorée selon le rapport d’étude définitif que vient de dévoiler l’association Atmo Occitanie. « Par rapport à 2017, les concentrations en NO2 (dioxyde d’azote, NDLR) ont diminué́ en moyenne de 15 % aux abords de l’ancienne autoroute A9. Cette baisse est due pour une part à la modernisation du parc de véhicules roulants et d’autre part à l’évolution du trafic routier du fait du dédoublement de l’autoroute », explique notamment cette étude.
Moins d'une centaine d'habitants toujours exposés
« En 2022, quelques dizaines d’habitants restent exposés à un dépassement de la valeur limite annuelle du NO2. Ces habitants résident pour la majorité à proximité immédiate des axes les plus empruntés du domaine d'étude, en particulier le quartier de près d’Arènes au sud de Montpellier », indique également le rapport d’Atmo Occitanie. Et grâce à cet aménagement autoroutier, « le nombre de personnes exposées aux concentrations en NO2 serait moins important par rapport au scénario sans dédoublement, en lien avec la présence d’un nouvel axe permettant d’améliorer la qualité de l’air au niveau de l’ancienne A9. » Depuis la mise en service de la nouvelle section, des augmentations de concentrations en NO2 ont cependant été constatées sur six sites à proximité de la nouvelle section : sur la commune de Lattes (11 à 32 %) et à proximité de la section qui est passée de 6 à 12 voies à Saint-Aunès (8 à 20 %). Elles diminuent fortement en revanche aux alentours de l'A709 (quartiers Garosud, La Rauze, Odysseum de Montpellier, Vauguières, Baillargues), en lien avec la diminution du trafic sur cette section. Sur tous les 50 autres sites les diminutions sont plus faibles avec des concentrations en baisse de 12 % en moyenne depuis 2017. Poté par Vinci Autoroutes, le doublement de l'A9 a mobilisé un investissement global de 800 M€. L'opération a consisté, sur cet axe emprunté chaque jour par 100 000 véhicules en moyenne, à séparer les trafics de transit et de proximité en créant une nouvelle section autoroutière de 12 km au sud de Montpellier, et à « doubler » l’autoroute existante sur 13 km à l’est et à l’ouest de l’agglomération, en passant de 2 x 3, à 4 x 3 voies.











