K-Ren : une housse pour mettre fin au carénage des bateaux
K-Ren conçoit et commercialise des housses pour coques de bateau afin de lutter contre le phénomène de fouling, soit l’accumulation de micro-organismes sur la partie immergée. « L'opacité du textile utilisé empêche le développement d’algues et de coquillages, bête noire de tous les navigateurs du monde », explique la dirigeante héraultaise, Lucie Doriez. Fini le carénage annuel suivi d'une peinture antifouling, « dont l’une des principales caractéristiques est d’être extrêmement polluante en se diluant dans l'eau avec le temps ». Finaliste du concours de l’innovation du salon nautique de Paris, Lucie Doriez prépare l'ouverture d'un atelier « à Vendargues ou La Grande Motte » et mène un tour de table pour lever près de 500 k€.
Atelier et levée de fonds
À ce jour, les housses sur mesure sont conçues à Baillargues, aux portes de Montpellier, puis confectionnées à Lyon chez un sous-traitant. Une fois cet atelier héraultais de 700 m2 installé, « dédié à la R&D et à de la petite production », l'entrepreneuse pourra accélérer la commercialisation. « Je prévois d’embaucher grâce à la levée d'un business developer, de deux commerciaux ainsi que de trois personnes à l’atelier », détaille-t-elle. 43 housses ont déjà été vendues, « notamment en Floride et à Nouméa, où les eaux chaudes accélèrent le phénomène de fouling. Les retours sont tous positifs. Les clients redoutaient le temps que pouvait prendre la mise en place de la bâche mais ils constatent que la technicité du tissu et sa légèreté le rend facilement maniable. » Désormais, K-Ren est aussi sollicité pour couvrir d'autres types de surfaces immergées comme les éoliennes, les pontons flottants…
L’autre atout de ces housses K-Ren est leur caractère écologique puisqu’elles suppriment la peinture antifouling. « Le carénage est une opération à renouveler chaque année car la peinture antifouling se dilue dans l’eau. Résultat : cette peinture est une des principales causes de la pollution des ports. De nouvelles réglementations vont arriver au niveau du traitement de la vase dans les ports, signale Lucie Doriez. Selon le classement des boues, son coût de traitement peut s’envoler, comme c’est le cas pour le port de Noirmoutier, qui a vu son budget passer de 5 à 25 M€ et a dû renoncer. »










