Futura Gaïa cherche (à nouveau) des fonds
Moins d’un an après sa première levée de fonds (2,5 M€ en mai 2020), la start-up gardoise Futura Gaïa (21 personnes, Rodilhan) prépare la deuxième. « Nous aimerions lever plusieurs dizaines de millions d’euros, environ la moitié en capital et l’autre en dette, idéalement d’ici à cet été », indique Pascal Thomas, président de l’entreprise, à La Lettre M. Le concept développé par la start-up permet de faire pousser et cultiver des plantes dans des “systèmes“ cylindriques au sein duquel sont paramétrés l’irrigation, la chaleur et le niveau de luminosité nécessaires à la pousse, sans l'ajout de pesticides. Face à l’intérêt grandissant des industries agroalimentaire, cosmétique et médicale pour cette solution, et dans un contexte de marché très concurrentiel au niveau mondial, Futura Gaïa n’a d’autre choix que d’accélérer son processus d’industrialisation, estime Pascal Thomas. Une étape qui nécessite des investissements importants.
Deux ouvertures de fermes d’ici à 2023
Futura Gaïa dispose déjà d’une ferme “pilote“ à Tarascon (13), actuellement en cours de construction. Déployée sur 1 865 m2, elle devrait être opérationnelle en juin et comprendra 48 systèmes (cylindres). « Si la levée de fonds se déroule comme prévu, nous prévoyons d’atteindre les 198 systèmes d’ici à la fin de l’année. » En plus de cela, la société veut ouvrir deux autres fermes, une en 2022, l’autre en 2023. Les sites d’implantation sont encore à l’étude. Chacune sera dotée de 432 systèmes. La levée de fonds doit permettre, en grande partie, de les financer. « Chaque ferme de cet acabit représente environ 10 M€ d’investissement. » À terme, elles auront vocation à être vendues, mais celle de Tarascon, faisant office de vitrine, sera conservée. L'opération financière doit aussi permettre des recrutements, dans l'optique d'atteindre un effectif de cinquante personnes d'ici à la fin de l'année.
R&D
Une partie des fonds levés va être fléchée vers la R&D. Futura Gaïa est en train d’agrandir son laboratoire gardois afin de poursuivre ses travaux de recherche. « Nous allons créer un Lab 2 qui multiplie par trois la surface de l’existant. L’objectif est d’y développer de nouveaux univers climatiques (avec variations de températures différentes en fonction des plantes cultivées, NDLR). Pour l’instant, nous avons développé deux univers climatiques. D’ici à juin, nous voulons passer à six univers. » Pour ces travaux, Futura Gaïa a bénéficié d’une aide de la Région Occitanie de 150 k€.










