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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial / Labos - Recherche
| 18/12/2020

Deel : quand l'IA se met au service de l'aéronautique et du spatial

« J'ai envie de dire Cocorico pour Toulouse ! sourit Geneviève Fioraso, présidente de l'IRT Saint-Exupéry, institut de recherche technologique dédié au secteur aéronautique et spatial. Nous avons besoin de projets mutualisés et en matière d'intelligence artificielle, le territoire est pionnier. » C'est à une signature symbolique que procèdent le 17 décembre les équipes de l'IRT Saint-Exupéry et d'Aniti, Institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle lancé l’an dernier dans la Ville rose. La concrétisation d'un partenariat noué en réalité depuis près de deux ans entre les deux structures autour du projet Deel, auquel sont également associés les acteurs canadiens Ivado et Criaq. « Un secteur comme celui de l'aéronautique et du spatial, qui s'appuie sur des systèmes critiques, n'a pas le droit à l'erreur, explique Geneviève Fioraso. Dans ce contexte, l'intelligence artificielle (IA) peut constituer un outil d'aide à la décision absolument majeur. »

Un budget de 30 M€
C'est dans cet esprit qu'a été imaginée l'initiative Deel, qui vise à associer les acteurs de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée, mais aussi les industriels – comme Airbus, Thales, Safran, Continental... – autour de thématiques liées à
« une IA efficace, sans biais et éthique », insiste la présidente de l'IRT Saint-Exupéry. Pour Phillipe Raimbault, président de l'Université fédérale de Toulouse, ces valeurs sont en effet fondamentales. « Avoir de l'IA dans un avion, c'est bien, mais avoir des gens qui acceptent de monter dans un avion utilisant de l'IA, c'est encore plus important », résume-t-il. Porté par un budget global de 30 M€, le projet Deel, qui s'appuie sur des expertises réparties des deux côtés de l'Atlantique, va permettre aux chercheurs et aux acteurs industriels de plancher sur des sujets comme la simulation des distances de freinage des avions ou encore les fonctions d'évitement entre appareils.

L’IRT Saint-Exupéry fait travailler 350 personnes dans cinq sites. Dans la Ville rose, il est implanté sur 11 000 m2 au sein du bâtiment B 612. Il dispose également de locaux à Montpellier (34), Bordeaux (33), Sophia-Antipolis (06) et Montréal (Québec). 

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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