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Hérault
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Biotechs - Santé / Numérique
| 11/12/2020

La start-up de esanté Wefight lève des fonds et recrute

Afin de continuer sur sa lancée, notamment à l’international, les cofondateurs de la start-up Wefight (Benoît Brouard et Pierre Nectoux) sont en discussion avec des investisseurs en vue de lever plusieurs millions d’euros au premier trimestre 2021. Wefight (trente salariés, un bureau à Paris et un autre en Allemagne, siège à Montpellier) a conçu Vik, un compagnon virtuel doté d'une intelligence artificielle (chatbot) qui répond aux angoisses et interrogations des patients atteints de cancers et maladies chroniques (asthme, migraine, dépression) dans leur parcours de soins. « Le gros focus l’année prochaine sera l’Europe et essentiellement le marché allemand où nous avons déjà décliné deux versions de Vik (asthme et dermatite atopique, NDLR), explique Benoît Brouard, à La Lettre M. Nous ne délaisserons pas pour autant le Canada et des discussions sont en cours avec les États-Unis. »

Quarante rercutements
Wefight travaille parallèlement au développement de nouvelles versions de Vik ciblant des pathologies notamment en hématologie. Pour atteindre ces objectifs, Wefight veut embaucher quarante personnes en 2021 qui renforceront les services commercial et de R&D. Entre juin et octobre dernier, la start-up a déployé Vik asthme, déjà disponible en France depuis 2019, dans plusieurs pays européens et au Canada. D'autres versions de Vik, adressant des pathologies telles que la dermatite atopiques, le cancer de l’ovaire, le myélome multiple ou le cancer des poumons ont également été lancées sur cette période.

Trois études cliniques
Les fonds levés seront aussi fléchés vers la réalisation de trois études cliniques, programmées elles aussi pour 2021, visant à démontrer les bénéfices de Vik sur les patients. « Une étude portera sur l’impact de Vik dans l’observance médicamenteuse des patients. » Cela devra mettre en lumière le fait que les patients utilisant Vik prennent de façon plus rigoureuse leur traitement médicamenteux. Les deux autres études sont destinées à démontrer, pour l’une, dans quelle mesure Vik améliore la qualité de vie des patients, et pour l’autre, comment il permet de réduire l’errance thérapeutique. « En sensibilisant les patients aux nouveaux traitements qui arrivent, Vik les aide à reprendre le pouvoir sur leur maladie. » Pour constituer les échantillons de patients nécessaires aux études, Wefight sera accompagnée par les CHU dont celui de Montpellier.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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