Logements neufs en chute : l’inquiétude des professionnels
Le logement neuf est en crise. La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Occitanie Méditerranée (président : Laurent Villaret) et la Fédération française du bâtiment du Gard (président : Pascal Lacosta) tirent la sonnette d’alarme face à « l’effondrement historique des mises en vente » de logements. Dans un communiqué diffusé le 4 septembre, la FPI Occitanie Méditerranée, indique que le marché de la promotion immobilière en ex-Languedoc-Roussillon, enregistre, au premier semestre 2020, son plus faible volume de mises en vente depuis quinze ans. 1 330 logements neufs ont été lancés à la commercialisation en ex-LR sur cette période, soit - 50 % sur un an.
Plusieurs facteurs
En cause, selon la FPI Occitanie Méditerranée, la crise certes, mais pas seulement : « Avant même l’apparition de la Covid-19, tous les facteurs favorables à cette tendance étaient déjà présents. » À commencer par une certaine inertie du marché, renforcée à l’approche des dernières élections municipales, mais aussi une chute importante des mises en vente déjà constatée en 2019 (- 50 % en ex-LR par rapport à 2018) et « un manque de renouvellement de l’offre foncière ». Si la hausse des prix semble ralentir, ceux-ci ont toutefois grimpé de 15 % entre 2013 et 2020 déplore aussi la FPI.
Simplification et prolongation du Pinel
Ainsi, la FPI appelle à une simplification administrative et à la digitalisation des process liés à la production de logements neufs. « Il faut surtout prolonger les dispositifs de soutien (Pinel et PTZ), qui arrivent à échéance en 2021, en les faisant évoluer si nécessaire (...) » Doléances similaires pour la FFB 30 qui a renouvelé, le 7 septembre, sa demande au gouvernement d’un soutien « fort et immédiat ». « Cela passe notamment par un retour au PTZ à 40 % pour toutes les zones et par une prolongation du Pinel au-delà de 2021. » En visite à Montpellier le 10 septembre, Emmanuelle Wargon, ministre chargée du logement, a tenu à rassurer sur ces points et a confirmé « soutenir et suivre » le rapport Lagleize, actuellement bloqué au Sénat. Ce rapport, porté par Jean-Luc Lagleize, député de la Haute-Garonne, porte sur la maîtrise des coûts du foncier dans les opérations de construction.










