Hebdo du mardi

Revue de presse

Monde

L'hôtellerie attise les convoitises des investisseurs

Le Monde

« Nombre d’investisseurs cherchent à acquérir des hôtels, mais très peu sont à vendre, malgré des chambres vides depuis un an. La valeur des établissements n’a que très peu baissé », explique le quotidien dans son édition du 29 avril. « Les vautours tournent en vain. Il y a un an, quelques fonds de capital-investissement sont venus aux renseignements auprès des spécialistes de l’hôtellerie française, guettant quelque carcasse à reprendre des mains d’un propriétaire en difficulté. Las : il y a peu d’affaires à faire. L’hôtellerie a vu sa clientèle s’évanouir dans des proportions jamais vues depuis la seconde guerre mondiale, mais la valeur des hôtels, grâce à la partie immobilière, y est presque insensible », analyse Le Monde. Comment expliquer cet enthousiasme des investisseurs pour un secteur aujourd’hui sinistré ? « Ils pensent au-delà de la conjoncture, explique Philippe Doizelet, du cabinet Voltere by Egis. Quand bien même le modèle touristique dominant est mis en difficulté, l’idée demeure que les gens aiment voyager et que le secteur ne va pas s’effondrer, notamment sur le trafic domestique. »

Coup de froid sur l’eldorado du bio

Le Figaro

Dans une enquête publiée le 25 avril, le quotidien explique comment la crise a ralenti la hausse de la consommation de produits de l’agriculture biologique. Une stagnation du marché qui freine les projets de conversion des campagnes au mode de production sans pesticides. Les professionnels des fruits et légumes tricolores, regroupés sous la bannière d’Interfel, ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme : « Les très nombreuses surfaces qui arrivent en fin de conversion ne sont plus en adéquation avec le tassement des ventes de fruits et légumes bio, passées d’une hausse moyenne de 8 % ces dernières années, à 4,5 % en 2020 », prévient son président, Laurent Grandin. De fait, le passage en bio nécessitant entre deux et trois ans selon les cultures, les vagues de conversion lancées en 2018-2019 arrivent à leur terme. « Cette année, 12 000 hectares de fruits certifiés bio vont doper de 50 % la surface déjà existante. Pour les légumes bio, qui en comptent déjà 30 000, ce seront 4 000 hectares de plus », souligne Le Figaro.

Le marché du vrac s'emballe

Le Point

Motivé par des raisons aussi bien écologiques qu’économiques, l’achat sans emballage fait de plus en plus d’adeptes, explique l'hebdomadaire dans un reportage publié le 28 avril. Plus communément appelé vente en vrac, ce nouveau mode de consommation sonne pour certains la fin des aliments suremballés et des poubelles monstres. Fondatrice et directrice de l'association interprofessionnelle Réseau Vrac, qui regroupe les acteurs économiques du secteur, Célia Rennesson se réjouit de cet essor : « En 2015, le marché du vrac représentait 150 millions d'euros. Six ans plus tard, il est de 1,3 milliard d'euros… Idem pour l'ouverture de commerces : en 2016, on comptait à peine 20 épiceries en France contre 700 aujourd'hui ! » Un développement encouragé par un contexte législatif favorable. Depuis le 1er janvier 2021, les magasins ont l'obligation d'accepter de vendre des produits à des consommateurs qui possèdent leur propre contenant.

Occitanie

Vitrine virtuelle pour les logements neufs

Le Moniteur

« Face à des acquéreurs qui recourent de plus en plus à internet pour acheter un bien immobilier ou prendre contact avec le vendeur, la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée (FPI OM) a créé la “vitrine du neuf“ avec la start-up montpelliéraine Etiseo. Complémentaire et non concurrent des réseaux de commercialisation existants, l’outil entend pallier la disparition des salons immobiliers et autres bulles de vente », explique l'hebdomadaire dans un article publié le 30 avril. Principales fonctionnalités : un accès aux programmes sur cartes interactives, les caractéristiques des lots et une prise de rendez-vous. Alors que la “vitrine du neuf“ recensait 500 lots lors de son lancement mi-mars, ce chiffre pourrait être rapidement multiplié par trois pour représenter 70 % de l’offre régionale de logements neufs. Les résidences gérées, les logements en réhabilitation et l’offre de bureaux seront intégrés à terme, explique Laurent Villaret, président de la FPI OM, en évoquant la montée en puissance de ce nouvel outil. 

Fronde des Régions contre Paris

Challenges

« Effet secondaire de la crise du Covid, l'action verticale et hésitante de l'État a ravivé la fracture entre Paris et les 13 régions, où les barons locaux multiplient les initiatives. Une exception française et un enjeu majeur de la présidentielle », analyse l'hebdomadaire dans une enquête publiée le 24 avril. « Voilà trois ans que le président de la République recentralise, peste ainsi Carole Delga, présidente socialiste de la Région Occitanie. Dès que nous prenons des initiatives, nous sommes entravés : à chaque fois, il faut demander des autorisations aux administrations centrales. Nous sommes sous tutelle. »

Amazon ciblerait Toulouse

Capital

L'hebdomadaire dévoile le contenu d'un rapport confidentiel présentant les projets d'expansion d'Amazon en France dans son numéro du 28 avril. Le groupe compte notamment opérer une « spécialisation » plus grande de ses centres logistiques par typologie de produit, permise par « une localisation optimisée des entrepôts » au plus près des grandes densités de population. Le document désigne ainsi « trois grandes zones de densité de population non couvertes (deux à l’ouest et une au sud), et dans lesquelles il est plus que probable qu’Amazon Logistique France ouvre à court et moyen termes des sites. » Les zones désignées sont celles entourant Nantes, Toulouse et Marseille, où Amazon ne dispose pas de grand site de stockage.

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