Groupama d'Oc anticipe une croissance de 2,5 % cette année
«Une croissance de 2,5 % et un résultat net approchant les 20 M€ ». C'est ce qu'espère pour cet exercice 2021 Olivier Larcher, DG de Groupama d'Oc*. « À court terme, nous avons une visibilité un peu contrariée par le contexte sanitaire, reconnaît Jean-Yves Dagès, président. Mais nous avons une stratégie claire sur le long terme et sommes confiants dans l'avenir. » Ce rebond espéré ferait suite à une année 2020 « compliquée pour Groupama d'Oc comme pour les autres entreprises », comme le résume Olivier Larcher. Compliquée, mais « correcte », assure-t-il, avec un chiffre d'affaires de 742,2 M€ IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers) et une croissance de 1,8 % sur l'ensemble de ses métiers, à comparer aux 2,8 % de 2019. Groupama d'Oc, qui a acquis la confiance de 2 700 nouveaux sociétaires l'an dernier (pour 500 000 au total), a en effet eu à déplorer une sinistralité très significative, notamment sur les risques graves (accidents de la circulation après le premier confinement) et les aléas climatiques, tout en assumant son rôle dans le cadre de la crise sanitaire. Remboursements de cotisations, versements au titre des pertes d'exploitation, mise en place d'indemnités journalières, distribution de bons d'achat, aides aux soignants et aux aidants, surtaxes et solidarité nationale... : au total, la mobilisation de Groupama d'Oc s'est élevée à « plus de 30 M€, dépassant largement les 11,8 M€ d'économies constatées », insiste Olivier Larcher, qui résume : « Pour 1€ économisé lors des différents confinements, Groupama d'Oc a reversé 3 € ».
La question sensible du climat
Les récents événements climatiques, qui ont touché de plein fouet les agriculteurs d'Occitanie, clients historiques de l'entreprise, ont également une incidence sur ses finances. « Selon nos premières évaluations, cet épisode de gel représente 17 M€, soit trois fois le montant des cotisations des risques concernés, déplore Jean-Yves Dagès. Nous indemniserons, bien entendu, mais nous tirons la sonnette d'alarme. » Et d'en appeler au soutien de l'Etat, dans une logique « d'investissement stratégique dans l'agriculture, pas de solidarité nationale ». Un avis partagé par Olivier Larcher : « Quand l'aléa, c'est tous les ans, il n'y a plus d'aléa, et donc plus d'assurance. Perdre de l'argent n'est pas un métier. »
Un processus de digitalisation
En 2020, Covid-19 oblige, Groupama d'Oc - dont le résultat net s'est établi à 16 M€, avec une contribution au résultat du groupe à hauteur de 13 M€ - a mis un coup d'accélérateur à sa politique de digitalisation. « Nous avons beaucoup investi afin que tous nos salariés soient en mesure aujourd'hui de travailler de chez eux avec les mêmes standards de qualité qu'auparavant, assure le directeur général. De ce modèle, il va forcément rester quelque chose, même après la crise. Si le tout digital n'est évidemment pas souhaitable, c'est un mode de fonctionnement hybride qui devrait se déployer dans les années à venir. »
* 14 départements, 1 900 salariés, 7 070 élus, 595 caisses locales, 314 agences et 501 100 sociétaires
