Spécialiste du traitement de l'eau, Chemdoc s’agrandit et recrute
L’entreprise héraultaise Chemdoc (seize salariés, CA : 2 M€, siège à Clermont-L’Hérault), qui conçoit et fabrique des solutions pour le traitement et le recyclage de l’eau, s’agrandit et recrute. « Actuellement, nous disposons de 300 m2, ce n’est pas assez, confie Salvador Perez, directeur général et fondateur de Chemdoc, à La Lettre M. Nous prévoyons donc de quitter nos locaux actuels et d’acquérir prochainement une parcelle de 2 500 à 3 000 m2 - ce n’est pas encore déterminé – à Clermont-L’Hérault (zone de la Salamane, NDLR) pour y faire construire un bâtiment de 800 m2. Ce sera notre futur siège. Une extension sera possible dans un second temps. » Le premier coup de pioche est prévu à la fin de l’été, pour une installation des équipes dans ces nouveaux locaux au printemps 2022. Ce projet représente un investissement de l’ordre de 1 M€. Architecte : cabinet BF Architectures (Jean-Marie Bavay et Philippe Ferrières, Béziers). Chemdoc prévoit par ailleurs de renforcer ses équipes en recrutant dix à quinze personnes sur les deux à trois années à venir.
Recylage de l’eau : thématique porteuse chez les industriels
Ces perspectives s’inscrivent dans un contexte de marché favorable pour Chemdoc. « Ce qui nous porte, c’est le recyclage de l’eau pour le compte d’industriels. D’un côté, ces entreprises sont confrontées à des problématiques d’accès à l’eau, de sécheresse, même dans des régions assez inattendues comme la Bretagne. De l’autre, le cadre réglementaire s’est précisé et durci. Concrètement, les préfectures et la Dreal demandent aux entreprises de réduire leur consommation d’eau, souvent d’environ 30 % et dans un temps donné. La “deadline“ est fréquemment dans les deux ans. Les cahiers des charges aussi sont plus détaillés, ils incluent même des indications relatives à la composition de l’eau, aux minéraux… » Positionné sur ces sujets depuis plusieurs années, Chemdoc dispose donc d’une longueur d’avance.
Appel à projets Life
Par ailleurs, en association avec d’autres partenaires – Sirops Monin, l’Institut national des sciences appliquées de Toulouse et l’Office international de l’eau – Chemdoc a répondu à l’appel à projets Life lancé par l’Union européenne. Il vise à accélérer les innovations environnementales proches du marché, c’est-à-dire déjà prêtes à être lancées. « Nous sommes déjà pré-qualifiés et devrions savoir d’ici à fin mai/début juin si nous sommes lauréats. » Si l’issue de l’appel à projets est favorable, Chemdoc et ses partenaires bénéficieront d’un soutien financier couvrant 50 % du montant total des coûts déployés pour la commercialisation d’une solution de recyclage de l’eau dédiée à l’industrie agroalimentaire, dont les besoins sont spécifiques. Ce projet représente un investissement global de 2 M€. « Il devrait démarrer cet automne, que nous décrochions l’aide de l’UE ou pas. » Cette initiative revêt une importance significative pour Chemdoc et pourrait doper son activité. « Si notre dossier est retenu, nous tablons sur un CA de l’ordre de 10 M€ dans les trois ans à venir, contre 5 M€ s’il ne l’est pas. »
Levée de fonds
Par ailleurs, Chemdoc prévoit de lancer une levée de fonds vers septembre/octobre. Le montant ciblé dépendra aussi, en partie, de l’issue de l'appel à projets Life. « Nous attendons aussi de voir comment les industriels vont réagir cette année dans le contexte sanitaire. Vont-ils retarder certains projets ou les maintenir ?... » Quoi qu’il en soit, Chemdoc prévoit de lever, a minima, 500 k€.
