Comment Teréga veut favoriser le transport et le stockage d’hydrogène décarboné dans le Sud-Ouest
Définir précisément les besoins des acteurs régionaux, nationaux et européens en matière de transport et de stockage d’hydrogène et de CO2 dans le Sud-Ouest. C’est l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par Teréga le 26 juin et ouvert jusqu’au 13 octobre prochain. L’opérateur gazier basé à Pau, qui exploite près de 2 000 km de canalisations de transport de gaz naturel en Occitanie, entend jouer un rôle clé dans la transition énergétique des territoires, notamment grâce au projet HySoW (Hydrogen South West Corridor of France) qu’il a présenté en avril dernier.
« Teréga a l’ambition de développer environ 600 km de canalisations - dont au moins 30 % de pipelines déjà existants et qui pourraient être convertis du gaz naturel vers l’hydrogène », explique à La Lettre M Laëtitia Mahenc, responsable des projets stratégiques chez Teréga. Ce corridor, pouvant transporter 16 TWh/an d’hydrogène décarboné par an, serait couplé à des capacités de stockage en Nouvelle-Aquitaine d’environ 500 GWh à horizon 2030, avec un potentiel d’1 TWh à terme. Dans cette optique, Teréga a d’ailleurs signé en juin dernier un accord avec le producteur de sel Groupe Salins visant à étudier la possibilité de stocker de l’hydrogène dans des cavités salines du bassin aquitain.
« Le projet HySoW doit évoluer en fonction des attentes du marché. Peut-être est-il sur ou sous-designé ? C’est ce que nous cherchons à savoir en consultant, via cet AMI, les industriels, porteurs de projets, institutionnels et autres acteurs de la chaîne de valeur des marchés de l’hydrogène et du dioxyde de carbone », résume Laëtitia Mahenc, rappelant l’intégration du projet HySoW dans un programme plus vaste : BarMar, le tronçon Barcelone-Marseille du futur corridor d’hydrogène vert en Europe, baptisé H2Med, qui doit à terme relier le Portugal, l’Espagne, la France et l’Allemagne.











