Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
BTP
| 28/10/2013

Vent de révolte sur l’artisanat du bâtiment

Enchaînés par les normes, asphyxiés par les charges, réduits au pain sec et à un débardeur pour tout vêtement du fait de la concurrence déloyale et de délais de paiement « abominables », et, au final, en état de faillite : Patrick Issaly, président de la Capeb L.-R., a mis en scène (photo), lundi au Club de la Presse à Montpellier, la situation que connaîtraient, d’après lui, des dizaines de milliers d’artisans du bâtiment en France.
Il va entamer, ce lundi soir, une grève de la faim au belvédère du viaduc de Millau, aux côtés de deux autres leaders syndicaux, Jean-Michel Marquès et Patrick Bounhol, présidents des Capeb Lozère et Aveyron, pour demander qu’une délégation soit reçue par François Hollande. « Le président de la République a eu le grand honneur de recevoir nos si riches footballeurs (sur la taxe à 75 %, NDLR). Qu’il reçoive une délégation d’artisans, nous qui sommes de plus en plus pauvres. Il doit entendre nos témoignages, comprendre ce qui se passe sur le terrain, voir dans quel état sont nos entreprises. »

Rassemblement national à Millau ce jeudi 31 octobre

Un rassemblement national est annoncé ce jeudi 31 octobre, toujours sur le belvédère du viaduc de Millau, lieu « symbolique de la France et de l’Europe ». Patrick Issaly annonce « 2 000 à 3 000 participants, venus d’une quarantaine de départements », tout en appelant les manifestants « au respect des biens publics, de la circulation sur l’autoroute et des personnes ».
Les revendications de la Capeb sont les mêmes depuis plus d’un an :
- TVA à 5,5 % sur l’ensemble des travaux de rénovation des logements (et pas seulement sur les travaux d’isolation). « Le bâtiment mérite une TVA sociale, car on fait du social : insertion, apprentissage et recrutement de main-d’œuvre. Le cinéma bénéficie d’une TVA réduite. C’est très bien, mais si on met le cinéma, on peut y mettre le bâtiment ! »
- Durcissement de la législation et des contrôles contre les travailleurs détachés, qui seraient 12 000 en L.-R.
- Révision du statut de l’auto-entrepreneurs, qui peuvent offrir « des tarifs inférieurs de 30 % à ceux des entreprises classiques, car non assujettis à la TVA ».
- Trêve du « matraquage fiscal ». Son slogan : « 45 % de charges fiscales pour les TPE, 15 % dans les grandes entreprises. »

Photo / HV

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie