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Viticulture
| 22/09/2011

Val d’Orbieu passe à l’offensive

Bertrand Girard, directeur général du groupe viticole Val d’Orbieu (CA combiné : 174 M€, résultat combiné : plus de 1 M€), présente aujourd’hui à Paris le « nouveau Val d’Orbieu ». Le groupe coopératif, qui fêtera dans quelques mois les 20 ans de sa cuvée Mythique, annonce « un tournant tant dans sa stratégie que dans son management ». Export et marché France, vrac et conditionné, grande distribution et CHR… chaque segment est travaillé. « Dans l’univers du vin, il n’y a pas beaucoup de producteurs de notre taille qui ont une société totalement intégrée comme cela avec des outils industriels et un savoir-faire commercial et marketing », estime le dirigeant. « Le groupe Val d’Orbieu, c’est une base viticole très solide avec des outils derrière. Nous devons être très réactifs dans ce monde qui est rapide. La maîtrise de la chaîne du cep de la vigne au consommateur est une force ».
Valeur ajoutée
Parmi les axes stratégiques, le dirigeant recherche « la différenciation dans la recherche de valeur ajoutée », via le développement des domaines et château et celui des marques. Le groupe en commercialise déjà 5 M de cols et il vient de « s’associer avec une société régionale, spécialisée dans les domaines et châteaux ».
Vrac
Autre angle d’attaque : le renforcement de la compétitivité industrielle, avec notamment l’activité vrac qui représente aujourd’hui 10 % de l’activité. « Nous voulons faire de notre métier d’assembleur un axe fort. Nos caves coopératives veulent trouver un débouché pour leur vin et le valoriser. Il faut être les plus performants au niveau des outils ». Une société vient d’être créée pour prendre en charge cette activité vrac. « Cette entité gère ce que l’on produit, ce que l’on achète et ce que l’on vend », indique Bertrand Girard, soit entre 150 000 et 200 000 hl.
Niches
Le groupe entend également s’investir dans des « niches de dynamisme ». Dans ce segment, le dirigeant y place par exemple le marché chinois, qu’il connaît bien, mais aussi l’oenotourisme et le commerce électronique. « Nous structurons notre activité en Chine en renforçant les équipes. Ils seront cinq avant la fin de l’année. Le château de la Jonquière (situé près de Narbonne, NDLR), notre site de réception, doit être dynamisé. Deux personnes à temps plein sont chargées de trouver des idées pour le faire vivre. » Le site Internet du groupe, entièrement revu il y a quelques mois, a été conçu pour pouvoir développer du ecommerce.
Innovation
Quant à l’innovation, « c’est une absolue nécessité », commente Bertrand Girard, « et il faut l’adapter à chaque marché. Il y a une veille permanente et une politique active à mener. Cela nécessite beaucoup de moyens. » Le groupe va innover dans le marketing, et dans les vins à petit degré.
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