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Haute-Garonne
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| 15/09/2021

Urbanisme, mobilité, santé... : les grands dossiers de Jean-Luc Moudenc

« Aimer vivre à Toulouse », c’est sous cette nouvelle marque que le président de Toulouse Métropole et maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, présente le 15 septembre les axes forts de la feuille de route politique de son mandat, lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée. L’édile veut inscrire un second paragraphe à « Toulouse en grand », ces chantiers lancés en 2014 qui structurent le futur de Toulouse Métropole (3e ligne de métro, Téléo, LGV...). L’objectif de ce nouveau chapitre est, selon l’élu, d’offrir « une ville plus tranquille, en renforçant la sécurité, des quartiers plus faciles à vivre et une ville plus mobile ». Ces projets s’accompagnent sur le plan économique de nouveaux investissements. Au cours de cette mandature, « plus de la moitié des investissements seront dédiés à la vie de quartier, pour la rendre plus pratique et agréable », annonce Jean-Luc Moudenc. Pour accentuer sa proximité avec les Toulousains, l'édile promet, entre autres, de multiplier les maisons de quartiers et de renforcer la présence des commerces et services. Dans l’éco-quartier de La Cartoucherie, par exemple, qui compte 3 700 logements et 75 000 m2 de bureaux, des établissements d’enseignement supérieur, des commerces et des services seront créées d’ici à 2023, complétés par des équipements publics (médiathèque, centre social, maison de quartier) d’ici à 2025.

L’épine du PluiH
Mais certains projets de « proximité » semblent compromis, comme l’objectif de construire 7 000 logements neufs, dont la moitié pour la seule ville de Toulouse. Depuis la décision du tribunal administratif d’annuler le PluiH*, la Ville a introduit deux recours auprès de la cour d’appel administrative de Bordeaux. « Un recours pour contester les annulations elles–mêmes (jugement du 30 mars) et un recours sur le délai d’application (jugement du 20 mai). Deux solutions : soit la cour administrative d’appel confirme le jugement du 20 mai, soit elle nous donne un délai et nous permettra de délivrer les permis empêchés », déclare Jean-Luc Moudenc. Et en attendant ? L'équipe municipale travaille déjà à un nouveau PluiH ainsi qu'à l'élaboration d'un autre document : un plan volontaire. « Actuellement, il n’y a plus de Progamme local de l’habitat et la loi ne permet pas son rétablissement. J’ai proposé à mes collègues de manière amiable de produire un plan d’ici à la fin de l’année, nous engageant chacun dans nos communes à produire tant de logements, dont tant de logements sociaux », décrit Jean-Luc Moudenc. Ce document n’aura pas de valeur juridique mais une valeur morale et politique et serait adopté par le conseil de métropole. Il permettrait de « donner une visibilité d'ici à l’entrée en vigueur d’un nouveau PluiH », conclut l'édile.

Faire de Toulouse la capitale de la santé
L'IUCT travaille à son agrandissement. Jean-Luc Moudenc souhaite que « ce campus soit le lieu de la santé de demain et que Toulouse s’installe comme ville référence pour la santé ». D’autres projets se développent à cet endroit, avec l'implantation d'un futur bâtiment spécialisé dans la gérontologie et de deux biotechs (Flash Therapeutics et Cell Easy).

Un nouveau contrat pour les vélos
Pour favoriser la mobilité, la Métropole veut multiplier par deux son budget vélo (pour rénover les pistes cyclables) et agrandir les parkings relais en entrée de ville et aux abords des grandes lignes de transports. 13 lignes du futur réseau express Vélo sont à l’étude pour desservir les principaux bassins d’emploi (dont la zone aéroportuaire reliée à Toulouse par Saint-Cyprien) et le centre-ville avec pour objectif « zéro discontinuité cyclable ». La Métropole prépare par ailleurs le futur contrat de vélo en libre service (Vélô Toulouse), assuré par JCDecaux, qui arrive à son terme en 2022. « C’est Tisséo qui sera juridiquement le support de l’appel d’offres, déclare le maire de Toulouse. L’avantage, en passant par Tisséo, c’est que certaines communes hors Métropole pourraient bénéficier de ce service. »

À quand les ZFE ?
Quant à l’entrée en vigueur de la Zone à faibles émissions (ZFE), elle pourrait intervenir dans les prochaines semaines : « nous sommes prêts à démarrer au début du mois d’octobre. Nous sommes en train de caler les dernières modalités avec les services locaux de l’Etat ». Un arrêté municipal devrait officialiser son lancement.

Un nouvel Hôtel de police
Si, sur le plan de la sécurité, l’élu souhaite renforcer à nouveau les effectifs de la police municipale (jusqu’à 100 agents supplémentaires d’ici à la fin du mandat, 28 d’ici à la fin de l’année), installer de nouvelles caméras de surveillance et créer des permanences dans les quartiers, le choix du lieu du nouvel Hôtel de la police, cette fois-ci nationale, « devrait être annoncé d’ici peu ».

Catherine Léhé/lehe@lalettrem.net
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