Trois listes en préparation pour la CCI de Nîmes
Trois listes se préparent pour le renouvellement de la chambre de commerce de Nîmes, dans l’attente de la date précise (pour l’instant, novembre 2010), des modalités de l’élection, et du vote de la loi réformant les CCI. Deux listes sont déjà bien engagées : celle d’Éric Giraudier, soutenu par le Medef, et par le président sortant Denis Volpilière, et celle d’Henry Douais, adjoint au maire de Nîmes et président de la CGPME du Gard. Une troisième est en préparation : celle de l’Adac, une association menée par l’actuel président de la chambre de métiers, Pascal Binelli, affilié à la Capeb et à l’UPA. « La régionalisation va imposer aux chambres de métiers et de commerce de travailler ensemble », plaide l’artisan. Qui « veut faire entendre la voix des petites entreprises » au sein de la chambre de commerce. « Ce sont deux chambres différentes pour deux mondes différents », estime au contraire l’actuel président de la CCI, Denis Volpilière, qui voit d’un mauvais œil l’incursion des artisans dans le débat. Pour l’heure, la liste des artisans n’a pas de chef de file, mais déjà un embryon de programme. Elle prévoit, entre autres de « mettre en commun les moyens de la CCI de Nîmes et de la CMA pour créer ou participer à la création de zones d’activité économiques ». Ou encore, d’appuyer la « réalisation de grands projets de développement, comme le projet Nemolac à l’est de Nîmes ». Il s’agit d’un vaste projet d’aménagement autour d’un lac articificiel, porté par l’architecte nîmois Jacques Cabrera, mais ignoré par la municipalité.
« Papys dispendieux
De son côté, Éric Giraudier a lancé une association, « Projet CCI 2010-2015 », et rassemblé ses troupes jeudi 28 janvier au Mas Merlet, dans la zone industrielle de Grézan. Son programme : assurer un « guichet unique de formalités pour les entreprises », « accompagner les pôles de compétitivité », ou encore « contribuer aux schémas régionaux de développement économique ». Il veut faire de la future CCI territoriale un « vrai pôle de développement économique territorial », face à la future CCIR, qui « assurera la coordination des pôles territoriaux et les mutualisations dans le réseau ». Son principal adversaire reste aujourd’hui le président de la CGPME, Henry Douais. Le président du Medef gardois, Jean-Marc Rouméas, qui soutient Éric Giraudier, dit « ne pas comprendre qu’un élu puisse vouloir être président d’une CCI », deux fonctions qu’il estime incompatibles. « J’espère qu’Henry nous rejoindra », a-t-il ajouté, conciliant. Éric Giraudier raille, lui, les soutiens d’Henry Douais, apparu dans la presse locale en photo avec l’ancien président de la CCI, Yves Gille. « Voir quelques papys dispendieux qui ont mis la chambre à mal vouloir revenir aujourd’hui peut prêter à sourire ».










