Transformation numérique : les start-up aident les grands groupes à innover
« La transformation numérique est incontournable pour les entreprises car elle constitue un levier de croissance. Pourtant, elle est freinée par 42 % des entreprises qui n’identifient pas de besoin sur leur marché », explique Chloé Bonnet, présidente de Five by Five, le 4 juillet à La Grane-Motte (34, lors de la soirée organisée par Leader Occitanie, le réseau des entreprises en croissance (président : Jalil Benabdillah). Cette soirée rythmée par des conférences, tables rondes et retour d’expériences visait à donner aux dirigeants les clés de compréhension sur la transformation numérique dans leurs entreprises notamment industrielles.
Selon Chloé Bonnet, dont l'activité est d'accompagner les entreprises vers l'innovation, « l’innovation par le numérique peut se concrétiser si 30 % des effectifs de l’entreprise sont convaincus de son intérêt dans leur activité ». Pour faciliter la transformation numérique, les entreprises ont intérêt à se rapprocher des start-up. « Si 83 % des entreprises disent travailler avec des start-up, elles n’allouent que 0,1 % de budget à celles-ci », dénonce Chloé Bonnet. Un frein que confirme Nicolas Guetin, chef des solutions clients chez Dell, qui accompagne des start-up. Il a intégré un écosystème de de start-up comme VR Solutions, en intégrant l’innovation dans ses métiers : formation interne des salariés et outil de démonstration de produits en réalité augmentée. « Même si le besoin est là et qu’il répond à un enjeu business, de compétitivité et d’attractivité des talents, ça prend du temps ! Pour convaincre en interne et casser les process de décision, il faut que les start-up proposent des pilotes », témoigne Nicolas Guetin. « On refuse de faire des pilotes gratuitement, au risque de mettre en danger notre business model, lui répond Laurent Damiron, co-fondateur de la start-up montpelliéraine Plussh, spécialisée dans le direct vidéo à destination des professionnels. Dans l’innovation technologique, il y a une prise de risque de la part de l’entreprise, mais elle peut impulser un développement. » Derrière la technologie et la transformation numérique, Laurent Damiron est convaincu que les start-up doivent persévérer pour collaborer avec les grands groupes. « Il faut se battre dans le maquis des décisionnaires des grands groupes, mais l’humain reste un facteur déterminant », conclut-il.










