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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 4/04/2011

Thierry Mariani « déterminé » à placer comme prioritaire la ligne Barcelone-Gênes au niveau européen

Lundi 4 avril à Villeneuve-les-Béziers (Hérault), Thierry Mariani, secrétaire d’Etat aux Transports (UMP), s’est posé en défenseur du projet de ligne ferroviaire nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP). « Je n’oublie pas que je suis le seul ministre de l’arc méditerranéen, a-t-il déclaré aux côtés du préfet de région Claude Baland, du président de Béziers Méditerranée Raymond Couderc et du député UMP Elie Aboud. C’est la troisième fois, cette année, que je viens en Languedoc-Roussillon, et je reviendrai avant fin avril à Montpellier pour signer l’accord cadre sur le protocole de financement et de gouvernance des études préalables à la déclaration d’utilité publique de la LNMP. C’est essentiel que les choses avancent sur l’arc méditerranéen. Ma présence ici, c’est aussi ma détermination à faire en sorte que pendant la période où je suis dans ce ministère, j’ai particulièrement à cœur que ce dossier avance. Je me bats à Bruxelles pour que l’axe Barcelone/Gênes soit prioritaire dans le réseau de transport européen. Le jour où il y aura la grande vitesse entre Barcelone et Montpellier, ce sera un grand plus pour le développement du tourisme et de l’économie. Et une nouvelle ligne à grande vitesse, c’est aussi des voyageurs de TER qui voient leur ligne désengorgée, leurs trajets facilités et un petit plus dans leur vie quotidienne. »
Demande croissante de mobilité et problèmes de congestion
« Le projet de LNMP se situe dans la continuité de la réalisation du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, a-t-il rappelé devant un parterre de décideurs régionaux, où étaient notamment présents Jean-Claude Gayssot, ex-ministre des Transports et vice-président de la Région L.-R., ainsi que Christian Petit, directeur régional de RFF, maître d’ouvrage du projet de LNMP. Ce projet constitue un maillon stratégique du réseau européen des lignes à grande vitesse qui permettra de relier la façade méditerranéenne de l’Espagne au reste de l’Europe, en particulier sur l’axe Barcelone-Gênes. Ce projet illustre de façon emblématique le renouvellement de la politique de l’Etat en matière de transport ferroviaire, renouvellement impulsé par le Grenelle de l’Environnement. Cette ligne d’environ 150 km de long sera conçue à la fois pour les trafics de voyageurs et les trafics de fret sur les sections les plus circulées. Sa réalisation vise à répondre durablement à la demande croissante de mobilité et aux problèmes de congestion à long terme sur l’axe ferroviaire unique du Languedoc-Roussillon. »

La question des gares nouvelles réglée en 2013-2014
« Ce projet témoigne aussi de la volonté de l’Etat et des collectivités territoriales à travailler ensemble pour l’émergence de grands projets de territoire, a poursuivi le ministre. Je tiens ici à saluer tout particulièrement l’action de la Région L.-R. et des communautés d’agglomération pour leur engagement, unanime et commun, en faveur de cette opération. Ensemble, depuis 2009, nous avons franchi plusieurs étapes.

- La décision de RFF, le 26 novembre 2009, de poursuivre les études à la suite au débat public. Ces études se fondent sur le principe d’un projet de ligne nouvelle apte à la grande vitesse sur l’intégralité de son linéaire, et en capacité d’accueillir des trafics mixtes sur les sections les plus circulées entre Montpellier et Perpignan.


- Le 3 décembre 2010 a été signé l’accord-cadre relatif à la gouvernance et au financement des études préalables à la déclaration d’utilité publique. Pendant ce temps, RFF a lancé certaines études en anticipation de l’accord des partenaires.

- Depuis fin janvier 2011, RFF a commencé à présenter les hypothèses en vue du choix d’un fuseau de 1 000 mètres de large dans le cadre de la commission consultative regroupant les élus locaux. Je serai en mesure d’approuver cette année la première étape de ces études et d’arrêter le fuseau de 1 000 mètres de large pour le passage de cette nouvelle infrastructure.
Les modalités de desserte et des agglomérations seront étudiées dans la seconde étape, qui devrait s’achever en 2014. La décision sur la desserte de l’agglomération de Béziers interviendra donc au plus tard lors de l’approbation ministérielle de cette seconde étape. Rien ne s’oppose à ce qu’une décision intervienne plus tôt.
J’ai d’ores et déjà noté les avantages de telle et telle solution ; il faut que les études soient poursuivies pour comparer les scénarios (…)

- Le protocole cadre qui organise la gouvernance et le financement des études préalables à la déclaration d’utilité publique (37,8 M€) a été adressé le 30 mars à l’ensemble des collectivités territoriales partenaires, en vue de sa prochaine signature. Il faut le signer sans tarder pour conforter RFF dans son travail. J’essaierai de venir le signer à Montpellier avant la fin de ce mois.
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