Télé Toulouse : l'heure de vérité
L'avenir de Télé Toulouse (TLT) se joue ce vendredi 6 mars devant le tribunal de commerce de Toulouse. Ce dernier pourrait prononcer sa liquidation judiciaire de la chaîne, dont l'actionnaire principale est la Ville de Toulouse (via la société d'économie mixte CTV). Parmi les repreneurs potentiels évoqués : France Télévisions et Médias du Sud (Christophe Musset). Créée sous l'ère Baudis, en 1988, TLT (environ 20 salariés) croule aujourd'hui sous les dettes, tout en dépendant des subsides des collectivités locales. Dans un courrier adressé le 27 février à son successeur, Jean-Luc Moudenc, Pierre Cohen, ex-maire PS de Toulouse, demande « des réponses claires sur l'avenir de TLT et des engagements financiers nécessaires pour assurer sa pérennité ». L'élu s'inquiète des COM (contrats d'objectifs et de moyens) : pas renouvelé à ce jour côté Métropole, et comprimé à la Ville (de 700 000 € par an à 300 000 € à partir de 2017, NDLR). « Cette décision équivaut à une mise à mort », ajoute-t-il. Jean-Luc Moudenc rappelle son souhait que le COM « précise des obligations en matière d'audience et de ressources propres pour le diffuseur ». Et promet que le renouvellement du COM sera abordé lors du prochain conseil métropolitain du 9 avril.










